Le blog de Kouz

mardi, septembre 07, 2004

La rentrée

Ce matin, c'était la rentrée. Ça me pompait grave de retourner à l'école même si les potes sont là et que le premier jour c'est toujours cool. Je suis arrivé dans ma nouvelle classe le moral dans les chaussettes, je repensais aux vacances, à l'Espagne, aux Espagnoles, à la plage, aux fêtes.
La plupart des têtes dans la classe, je les connaissais de l'année d'avant. Puis elle est arrivée, la plus belle fille du monde. Elle est nouvelle au collège et elle vient d'Inde. Elle s'appelle Najiwa. Lorsqu'elle est arrivée dans la classe tout le monde s'est tu, les mecs parce qu'ils avaient en face d'eux une véritable bombe et les filles parce qu'elles ont senti en un coup que les mecs ne s'intéressaient plus à elles. Elle avait l'air un peu perdue. Directement je me suis dit qu'il fallait que je me trouve un banc tout seul, le seul banc tout seul de la classe. Faites qu'il n'y en ait qu'un !
Je m'assieds donc au troisième rang du milieu, pas trop près du prof, pas trop près des potes. Pascal, mon meilleur ami, m'a regardé bizarrement en voulant s'asseoir à côté de moi. Qu'est-ce que tu te mets là, t'es con ? Viens, on va derrière avec les autres. Bouge de là, je lui ai dit, tout en regardant les places se remplir et Najiwa hésiter à en prendre une. Il a suivi mon regard, a vu qu'il ne lâchait pas la nouvelle et s'est retourné vers moi en me disant : Ouh, monsieur est dans le love...
Je ne regardais qu'elle et je l'ai même pas vu partir vers le fond de la classe en rigolant. Je l'ai vue regarder vers moi et vers l'autre place vide, à côté de ce con d'Adrien, le mec qui étudie pendant ses vacances alors qu'il a même pas d'exams de passage. Non, s'il te plaît, pas vers Adrien, ici, ici...
Salopard d'Adrien ! J'ai regardé derrière moi et toutes les places du fond étaient prises par des soi-disant amis morts de rire en voyant ma détresse. Tout seul, au troisième rang, c'est la merde. J'ai eu le prof à côté de moi toute la journée pendant qu'on devait se présenter un à un. Tu parles d'une rentrée... mais bon demain j'irai parler à Najiwa. Enfin... j'essaierai.