Le blog de Kouz

mardi, janvier 17, 2006

Drinken

Alors que l'année avait pourtant pas mal commencé, voilà que je me chope une saloperie de retenue demain après-midi. Tout ça pour une simple petite remarque à quatre balles. Hier, pendant le cours de flamand (je déteste le flamand, surtout parce que j'ai du mal à le parler, mais bon faut bien l'apprendre, non ?), le prof débattait quasi tout seul sur le verbe drinken - boire, pour les plus cancres que moi, s'ils existent. Je l'écoutais d'une oreille discrète tout en matant les filles de la 5e B revenir de leur cours de natation. J'adore la natation cette année, non seulement on a cours en même temps que les filles des deux autres rhétos mais en plus, on fait de la plongée avec bouteille. Avec Mehdi et Pascal, on se chope une bouteille pour trois (on fait une étoile, c'est-à-dire qu'on respire dans le détendeur chacun à son tour) et on se cale dans le fond de la piscine pour mater les meufs. Dommage que le bikini ne soit pas accepté...
Bref, fermons cette parenthèse pour revenir à mes rêveries. Et alors que le prof, toujours aussi moralisateur, expliquait à l'assemblée, pas beaucoup plus attentive que moi, la différence entre boire et être saoul, j'ai eu un réflexe malheureux et complètement dingue : j'ai sorti à haute voix, sans vraiment m'en rendre compte, « c'est toi qui nous saoule avec ton flamand de merde ». Je me suis rendu compte de ma connerie à la fin de ma phrase et surtout parce qu'elle a été suivie de quelques rires puis d'un grand silence gêné. Je crois que je suis devenu plus rouge qu'un homard. A côté de moi, Mehdi était mort de rire. Le prof avait moins le sourire. Il m'a regardé et m'a dit : « puisque cela vous saoule, vous nous ferez un petit exposé en néerlandais sur l'ivresse la semaine prochaine et vous resterez mercredi après-midi pour préparer tout cela ». Tandis que mon fard virait au bordeaux, Mehdi riait de plus en plus. Je suis dans la merde. Non seulement je dois faire cet exposé mais en plus va falloir expliquer ça à la mère maintenant. Je sens que je vais passer une semaine d'enfer moi...