L’approche
J’ai enfin progressé dans mon approche de la belle Melissa. A force de la mater sans rien faire je me suis dit que j’allais passer pour un con ou un pervers. Donc à la sortie des cours hier, j’ai lancé la machine. Mais je crois que je ne l’avais plus rôdée depuis un bon bout de temps. Alors que j’avais mis en route le moteur - je me suis dirigé vers elle -, y a eu comme un blocage, un grain de sable dans des rouages pas bien huilés. Elle a vu que je venais dans sa direction et m’a jeté ce regard de ouf, une flèche qui te transperce la rétine et atteint tes neurones. Elle m’a cloué sur place. Et j’ai eu cette fraction de seconde où l’adrénaline te fige et le sang te monte à la tête te faisant devenir aussi rouge qu’un rouquin à Salou. Dans ce court laps de temps mon cerveau m’a balancé vingt milles infos : elle te prend pour la cave de service, mais non elle te kiffes , elle va te bailler à coup sur et tu vas te prendre la honte, t’es un tueur tu vas faire ça les doigts dans le nez… A défaut de doigts dans le nez, j’ai failli prendre mes jambes à mon cou. Mais j’ai préféré soulever mon courage à deux mains. J’ai continué ma route vers elle et en un coup, la confiance était revenue, souveraine. En résumé, ça a donné ça : « -Ca va Melissa ? Comment ça se passe pour toi ici ? Tu te fais à l’école ? Si t’as besoin de quelque chose, n’hésite pas. Mon numéro ? D’office prend-le. Et sérieux appelle quand tu veux ! ». Le bus est arrivé, j’ai dû quitter ces yeux de braises et ces jambes interminables. Bon maintenant, opération récupération du G chez la madre. Et ca va être plus trash que l’approche de Melissa !

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