Le blog de Kouz

mardi, février 06, 2007

Le lotto des neiges

Plus que deux semaines à tenir, quatorze petits jours de 24 heures, 352 heures dont au moins 112 passées à dormir, 30 heures à jouer à la Xbox, 28 heures à manger et 20 heures à ne rien faire. En gros, si l'on fait abstraction de la continuité temporelle, il ne me reste plus que 162 heures à attendre, un peu moins de sept jours avant de me retrouver face à la piste, le masque sur le visage et les cuisses qui tremblent comme à chaque première descente. Je n'en peux plus, je trépigne comme un gamin qui sait qu'il devra attendre minuit pour ouvrir le cadeau plus grand que lui qui trône sous le sapin. Chaque année, c'est pareil ; je fais farter ma planche, je l'analyse sous tous les angles, je checke la météo des neiges toutes les deux minutes, j'en deviens quasi compulsif. Je sonne comme un junkie qui crie son besoin de poudreuse. Sauf que la seule manière que je m'en mette dans le nez, de la poudre, c'est de me planter. Et comme chaque année, à cette excitation schizophrénique s'ajoute un stress chronique : y aura-t-il de la neige ? Je veux du soleil, mais pas trop, sinon la neige fond. Et s'il neige, c'est super bon, ça veut dire poudre fraîche sur les pistes, mais c'est super mauvais, c'est aussi un degré de visibilité zéro. Combien de fois ma semaine, qui coûte tout de même plus qu'un ticket de métro, n'a-t-elle été gâchée par le temps ! Le pied : il neige pendant la nuit et il fait plein soleil le lendemain. Et la paix dans le monde, c'est possible ? Et gagner au Lotto ? D'ailleurs les sports d'hiver, c'est un peu comme le Lotto : on mise gros et on est souvent déçu.