Le blog de Kouz

mardi, octobre 26, 2004

La honte

Samedi soir, c'était la fête d'anniversaire de Pascal, mon meilleur pote. Ses vieux lui avaient laissé la maison pour une longue soirée. Il avait invité une trentaine de personnes et, malgré les conseils de ses parents, y avait de l'alcool partout. Y avait des filles partout aussi. Et bien évidemment Najiwa et Sophie. La première - c'est moi qui avais demandé à Pascal de l'inviter - me collait de près vu que j'étais le seul qu'elle connaissait plus ou moins. La seconde, furieuse, la fusillait du regard.

On ne s'était pas vraiment parlé depuis qu'on s'était embrassés dans ma chambre, Sophie et moi. Je me trouvais dans une sale position : coincé entre la fille dont j'étais amoureux, mais qui ne l'était certainement pas de moi, et ma meilleure amie dont je viens de découvrir le charme et qui est plus que probablement amoureuse de moi. Seule solution à court terme, et accessoirement idiote : oublier tout ça. Bière, vin, alcools, j'ai tout ingurgité... Le problème était loin d'être réglé mais, au moins, je ne me prenais plus la tête.

Najiwa semblait perdue entre tous ces gens. Sophie avait, quant à elle, opté pour la même solution que moi. C'est à partir de là que mes souvenirs sont flous. On a dansé, j'ai encore bu, re-dansé, re-bu. Et tout d'un coup, je me suis retrouvé face à Sophie. Deux secondes plus tard, elle m'entraînait dans la chambre de Pascal. Le temps que je comprenne ce qui se passe, on était enlacés sur le lit. T'as une capote ?, me susurre-t-elle. Oui, j'en ai une dans mon larfeuille. Je cherche. J'ai la pression et je stresse. C'est à ce moment-là que c'est parti en sucette. Mon estomac ne m'a laissé aucune chance. J'ai dû filer en trombe vers la salle de bains. La honte ! Quand j'en suis sorti, tout le monde était déjà parti. J'ai pas encore osé appeler Sophie, je ferai ça demain. Là, j'ai beaucoup trop mal au crâne.

mardi, octobre 05, 2004

Je comprendrai jamais les filles

Ca y est ! Enfin j'ai pris mon courage à deux mains et je l'ai invitée au ciné. Je sais, pas très original le concept, mais bon y avait rien d'autre à faire ce week-end. Et elle a accepté. Enfin quelqu'un qui me propose quelque chose, c'est très gentil et c'est avec plaisir, qu'elle m'a répondu.
J'ai affiché mon sourire triomphant toute la journée, le même que quand tu viens de faire la feinte qui tue au foot et que t'as marqué le but de l'année. La vérité, j'ai trop bon. J'ai envoyé valser les potes et leur soirée PS2. Quoi ? Tu nies pour aller au ciné avec Najiwa ! Ils avaient pas l'air contents. Je crois bien qu'au fond ils sont jaloux.
On s'est donné rendez-vous au Quick. J'ai fait le grand seigneur, j'ai payé la bouffe et les places de ciné. On a un peu mieux fait connaissance entre deux bouchées de « giant ». Pendant tout le repas, je ne pensais qu'à ne pas avoir plein de sauce autour de la bouche, j'ai dû utiliser au moins 25 serviettes. Elle, même en ingurgitant son grand hamburger, elle était la plus jolie. Puis on a été voir « The Village ». J'étais trop stress durant le film. Elle tout à côté de moi, dans le noir, je savais pas si je pouvais tenter quoi que ce soit. Vas-y, t'as rien à perdre, que je me disais. Mais elle avait l'air tellement absorbée par le film que j'ai rien fait. De toute façon, je sais pas si elle veut ou pas. Donc, je l'ai sagement raccompagnée chez elle en bus et on s'est juste embrassés sur la joue. Elle m'a encore remercié et m'a demandé qu'on se refasse ça. « T'inquiète », je me suis dit.
Lundi soir, j'ai demandé à ma copine Sophie de passer à la dare. Quoi de mieux qu'une fille pour conseiller un keum sur une autre fille ? Sophie, c'est vraiment une pote et elle me dirait quoi faire.
Mais ça s'est pas vraiment passé comme prévu. Quand elle est arrivée, elle semblait de mauvaise humeur. A peine j'avais prononcé le prénom de Najiwa qu'elle a explosé : Elle me gave, cette nouvelle, Najiwa, Najiwa, toujours Najiwa, tu parles que d'elle. Ça me saoule. Je comprenais pas. Hein ? Pourquoi tu dis ça ? Et d'un coup elle se jette sur moi et m'embrasse. J'étais sur le cul. J'avais jamais vraiment flashé... mais elle est vachement jolie, Sophie, en fait. Et l'avoir là, devant moi, en train de pleurer et de m'embrasser, j'ai pas pu m'empêcher de lui rendre ses baisers.
Elle est partie aussi vite qu'elle était venue en me laissant seul dans ma chambre.
Elle m'a foutu le Bronx dans la tête, je sais plus quoi penser ni faire. La seule certitude que j'ai, c'est que je comprendrai jamais les filles.