Elections et compagnie
Et Sarko-ci, et Ségo-là, et les élections françaises partout, tout le temps. Comme s'il s'agissait de l'ultime nouvelle médiatique, celle qu'il ne faudrait manquer sous aucun prétexte car l'avenir de l'humanité résiderait dans son résultat.
Celle que tu te dois de commenter, sur laquelle tu te dois d'avoir un avis tranché – Tu voterais pour qui si t'étais français? Comment, tu sais pas !? T'as hiberné pendant deux ans ou quoi ? – au risque de passer pour un ermite réfractaire qui vit en dehors du temps et dans un autre monde. Je n'en peux plus, je boycotte, je suis anti-élection ! Vivement dimanche qu'on en finisse. Cela doit bien faire trois mois maintenant que l'Europe s'est arrêtée et vit au rythme de ces présidentielles françaises, que la lucarne cathodique est phagocytée par les débats, analyses, portraits et autres reportages consacrés aux gladiateurs dans l'arène. Le peuple assiste au cirque même s'il ne comprend rien aux programmes, aux solutions, à la politique en général, mais il attend impatiemment de savoir si ce sera une femme ou un CRS qui prendra les rênes de l'Hexagone, de voir quelle sera la tête qui roulera sur le sol quand les pouces seront pointés vers le bas. Enfin, plus que cinq jours et nous serons libérés de ces centaines de journées de prise en otage par l'info du moment. Entre-temps, un ouf tue 32 personnes en Virginie parce que ses ancêtres, pionniers du Nouveau Monde, avaient décidé de chasser des oies sauvages, puis de l'or, puis des Indiens, et se sont dit qu'il fallait mettre le port d'armes dans la loi, permettant, plus de 200 ans plus tard, à un ado perturbé d'aller acheter sa panoplie de Rambo au supermarché du coin. Qui disait que le monde était stone ?
Celle que tu te dois de commenter, sur laquelle tu te dois d'avoir un avis tranché – Tu voterais pour qui si t'étais français

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