Honte et colère
Je suis vraiment trop cave ! Comment ai-je pu m'emporter comme ça, sans même réfléchir ? Pendant une semaine, j'ai été persuadé que c'était une sale menteuse, qu'elle s'était bien foutu de ma gueule avec ce sale type qui se disait mon pote. Je l'ai joué solitaire. J'ai vu personne, parlé à personne. En classe, je tirais la gueule et je ne répondais pas aux questions qu'on me posait. Dès que j'étais chez moi, je m'enfermais dans ma chambre pour ruminer. Quand le téléphone sonnait, je niais l'affaire. Pourtant, Sophie m'a appelé tous les jours après que je lui ai gueulé que c'était fini. Mais je voulais faire le fier, l'homme fort et sûr de lui.
Pascal aussi je l'ai baillé en bloc. Lui aussi a essayé de me joindre et de me parler à la school. Puis, hier, il est arrivé en classe avec un gros coquard sur l'oeil gauche. L'air penaud, il s'est dirigé vers moi.
- Euh, pour ce que je t'ai dit sur Sophie... euh...
Je ne voulais pas l'entendre. Je me suis retourné. Il a insisté.
- Tu vas m'écouter putain... sinon je vais me taper un deuxième oeil au beurre noir et j'ai vraiment pas envie.
J'avais remarqué qu'il s'était fait taper mais mon obstination l'avait emporté sur ma curiosité jusque-là. N'empêche que je voulais tout de même savoir.
- T'as pas l'air con comme ça... qui t'a fait ça ?
Il avait vraiment l'air gêné. Il s'est tapé un fard de la mort avant de m'avouer que c'était Sophie qui l'avait cogné. Quoi ? J'étais surpris. Une scène de ménage sûrement, lui dis-je. Toujours à la limite du pivoine, il m'a expliqué qu'il avait menti, qu'il ne s'était rien passé entre lui et Sophie et qu'elle était tellement en colère contre lui de m'avoir fait croire qu'ils avaient couché ensemble qu'elle lui avait tapé dessus comme un keum. Je me sentais vraiment bizarre. Soulagé de savoir que ma copine - enfin mon ex-copine - ne m'avait pas menti. Mais en même temps je me sentais honteux d'avoir douté d'elle et de l'avoir envoyé bouler. Et surtout j'étais encore plus en colère contre ce connard que j'avais en face de moi.
- Tu comprends, j'étais jaloux. De toi parce que je l'aime bien aussi Sophie. Et d'elle parce que t'étais plus jamais avec nous. Alors je sais pas, j'ai inventé ça. Je m'excuse.
Mais ses excuses ne faisaient pas descendre ma rage. Alors je lui ai égalisé le visage en lui faisant un deuxième coquard, de l'autre côté. OK, excuses acceptées. Une bonne chose de réglée.
Mais bon, maintenant faut que je l'appelle. Que je m'excuse, que je lui dise que je... que je l'aime. Et ça, ça me fait encore plus peur que de montrer mon bulletin à la mère.
Pascal aussi je l'ai baillé en bloc. Lui aussi a essayé de me joindre et de me parler à la school. Puis, hier, il est arrivé en classe avec un gros coquard sur l'oeil gauche. L'air penaud, il s'est dirigé vers moi.
- Euh, pour ce que je t'ai dit sur Sophie... euh...
Je ne voulais pas l'entendre. Je me suis retourné. Il a insisté.
- Tu vas m'écouter putain... sinon je vais me taper un deuxième oeil au beurre noir et j'ai vraiment pas envie.
J'avais remarqué qu'il s'était fait taper mais mon obstination l'avait emporté sur ma curiosité jusque-là. N'empêche que je voulais tout de même savoir.
- T'as pas l'air con comme ça... qui t'a fait ça ?
Il avait vraiment l'air gêné. Il s'est tapé un fard de la mort avant de m'avouer que c'était Sophie qui l'avait cogné. Quoi ? J'étais surpris. Une scène de ménage sûrement, lui dis-je. Toujours à la limite du pivoine, il m'a expliqué qu'il avait menti, qu'il ne s'était rien passé entre lui et Sophie et qu'elle était tellement en colère contre lui de m'avoir fait croire qu'ils avaient couché ensemble qu'elle lui avait tapé dessus comme un keum. Je me sentais vraiment bizarre. Soulagé de savoir que ma copine - enfin mon ex-copine - ne m'avait pas menti. Mais en même temps je me sentais honteux d'avoir douté d'elle et de l'avoir envoyé bouler. Et surtout j'étais encore plus en colère contre ce connard que j'avais en face de moi.
- Tu comprends, j'étais jaloux. De toi parce que je l'aime bien aussi Sophie. Et d'elle parce que t'étais plus jamais avec nous. Alors je sais pas, j'ai inventé ça. Je m'excuse.
Mais ses excuses ne faisaient pas descendre ma rage. Alors je lui ai égalisé le visage en lui faisant un deuxième coquard, de l'autre côté. OK, excuses acceptées. Une bonne chose de réglée.
Mais bon, maintenant faut que je l'appelle. Que je m'excuse, que je lui dise que je... que je l'aime. Et ça, ça me fait encore plus peur que de montrer mon bulletin à la mère.
