Ça passe ou ça casse
C'est la cata ! Je suis déjà sûr et certain d'avoir raté trois exams. Physique, Maths et Sciences sociales, c'est mort. Putain, je vais ramasser grave. J'ai toujours une lueur d'espoir mais la flamme vacille vachement. Y a le souffle de la certitude qui s'amuse à vouloir l'éteindre. Comme je vous l'ai dit, quoi qu'il en soit, je me casse à San Diego. Mais d'ici au 20 juillet, y a trop de trucs qui peuvent se passer. Heureusement que je bosse les quinze premiers jours du mois. Je me suis trouvé un petit job sympa dans une entreprise d'horticulture. S'il fait beau, c'est encore cool de tondre une pelouse ou de tailler une haie. Mais je sens bien que le soir je vais être assigné à résidence si les échecs sont trop nombreux (ou pire... mais ça, je n'ose même pas y penser). La mère va criser, c'est sûr. Heureusement (quoique), la soeur a réussi, ça va déjà un peu la calmer. Je me choperai les couplets « prends exemple », « elle, elle a bossé » et « au moins, il y en a une qui fait quelque chose dans la famille » durant tout lété mais ça vaut toujours mieux que « quest-ce que jai fait pour mériter ça » ou « y en a pas un pour rattraper lautre ». J'ai profité de cette
semaine (ça sera peut-être la dernière de ma vie d'enfant libre) en niant un peu l'affaire. Je prépare tout de même le terrain mais je minimise légèrement. Demain, je serai fixé. Proclamation des résultats. Je crois que pour une fois, je vais prier ce soir. Ça passe ou ça casse.
semaine (ça sera peut-être la dernière de ma vie d'enfant libre) en niant un peu l'affaire. Je prépare tout de même le terrain mais je minimise légèrement. Demain, je serai fixé. Proclamation des résultats. Je crois que pour une fois, je vais prier ce soir. Ça passe ou ça casse.
