Le blog de Kouz

mardi, septembre 26, 2006

Prison break

Les premiers résultats positifs à l'école sont en train de tomber et il faut avouer que pour l'instant je cartonne. Y a pas vraiment de gloriole à avoir vu que c'est de la matière déjà dans mon crâne mais bon ça le fait toujours bien auprès des vieux. Enfin, c'est ce que je croyais... Le retour de flamme a été direct : vu que j'ai des bons résultats, c'est que la manière de faire les choses de mes parents et des profs est bonne donc on continue comme ça ! Où est ma carotte ? Je ne me prends pas pour âne qui n'avance qui si il y a une récompense au bout mais tout de même, une petite sortie ça ferait pas mal. Mais qued ! Assigné à la dare ad vitam eternam. Du moins jusqu'à... Noël dixit la maternelle. Je sens bien que le padre voudrait faire un geste mais il se la joue profil bas sur ce coup-là. Je vous jure, ça me donne juste envie de faire le mur. Mais vaut mieux pas jouer avec le feu sinon je sais que la mère sortira le lance-flammes et que je vais finir carbonisé. Je suis comme le héros de "Prison break" mais en plus con : je suis rentré moi-même en taule mais j'avais pas tatoué le plan de sortie sur mon corps auparavant. Et ma mère joue très bien les matons. Reste plus qu’à éviter la douche froide et le coup de la savonnette. Dans ma cellule, plus de télé, plus de net (j’écris ce blog en classe et je le poste via les ordis de la school), plus de téléphone (j’ai perdu la guerre du GSM avec ma mère). Le silence et mes cours. Le plan de la zonze, vu que je l’ai pas dans la peau, j’ai plus qu’à le choper dans mes cours. Plus que deux mois et demi à tirer…

mardi, septembre 19, 2006

Dans les flammes de l’enfer

Je suis coincé dans les flammes du Purgatoire, et c’est ma quatrième semaine de calvaire qui commence. J’aurais jamais cru que ma mère pourrait m’en vouloir à ce point juste parce que j’ai doublé. Ma sœur se fait choper par les flics avec des pilules mais elle vit sa life tranquille entre l’internat et les copines. Moi, je me plante à l’école et ma vie est un enfer. Elle est où la caméra cachée ? En plus, je suis constamment en conflit avec la madre. Elle me surveille en permanence et dès que je souffle deux secondes, elle me dit d’aller étudier. C’est bon, bordel ! J’ai raté, ok. Je vais bosser, ok. Mais je ne vais pas passer 20 heures sur 24 plongé dans les premiers trucs qu’on a appris (ou revus pour certains…) jusqu’à présent ! Elle a voulu me prendre mon G aussi. Mon seul contact vers le monde normal. Déjà que je ne peux plus utiliser le téléphone de la maison, elle n’allait pas, en plus, m’enlever un truc que j’ai payé moi-même et dont je paye les communications. Mais bon, comme j’ai bien flambé mes économies à San Diego, je ne pourrai de toute façon bientôt plus appeler. Je recevrai toujours, c’est déjà ça. Les profs aussi, ils me saoulent à la ramener en permanence que je dois bosser plus que les autres et ne pas croire que, comme c’est la deuxième fois que je fais ma rétho, tout se passera bien. JE SAIS !!! Me broutez pas ! Mais dans cet enfer, y a un ange qui me tend la main. C’est Melissa. Une nouvelle. Rien que son sourire ma fait oublier tous les cons autour de moi. C’est ma lueur au bout du tunnel. Aveuglante de beauté. Elle sera salvatrice, j’en suis persuadé.

mardi, septembre 12, 2006

Sale bilan

Voilà, une semaine après la secousse sismique, les dégâts sont toujours visibles. A la maison, ma mère me parle à peine et la soeur en rajoute une couche toutes les deux minutes ; à l'école je suis devenu "le type qui a doublé sa rétho" ; les potes, quand j'ai l'occasion de les voir ce qui est devenu on ne peut plus rare, ne parlent que de l'unif, sans cesse tout me rappelle que j'ai déconné. Chaque fois que j'entre en classe, je vois toutes ces têtes et je me dis "mais qu'est-ce que t'as foutu ducon ?!". Heureusement, y a quelques nouvelles meufs et elles sont toutes mignonnes. C'est déjà ça. Mais de toute façon, j'ai vraiment pas la tête à draguer, je vais pas me la jouer playboy-qui-vient-de-rater-sa-rétho ! Là, faut que je bosse, j'ai plus droit à l'erreur. Le seul truc qui me donne le sourire c'est de penser aux vacances à San Diego. Franchement, c'étaient trois semaines de dingues. J'ai jamais vu autant de fesses et de nibards de toute ma vie. Les américaines, dès qu'elles ont bu trois bières elles se foutent à poil. Et dès qu'on a un accent français, elles tombent comme des mouches. Au début j'étais un peu deg parce que Keisha m'avait nié juste avant que je parte. Franchement, je savais que les filles pouvaient taper des crises mais péter les plombs comme ça... Elle était tellement en colère qu'elle a commencé à tout casser dans ma piaule, à me me balancer des trucs à la tête et à gueuler comme une folle. J'ai dû la foutre dehors de chez moi. Elle m'a rappelé pour m'insulter et continuer sa crise. Depuis, elle répond plus. Bref, bye bye Keisha. Hello San Diego. Mais bon, retour à la réalité est plus que violent. Une année, la confiance de ma mère et une meuf de perdus. Sale bilan non ?

mardi, septembre 05, 2006

La rage !

J'ai envie de tout péter. Je crois que je vais devenir fou. J'ai raté trois de mes quatre examens de passage et me voilà reparti pour un tour en rhéto, le dégoûtage ! Je suis partagé entre la rage et la honte. Y avait pourtant moyen : 48 % en juin, quatre exams (maths, chimie, bio et néerlandais) à passer, un mois de juillet de fou à San Diego avec Pascal (c'était la folie, mais là je suis vraiment pas d'humeur à m'attarder sur le sujet), un retour difficile au pays, une meuf en moins car elle n'a pas supporté que je parte aux States (je vous expliquerai cet épisode épique plus tard) donc tout le temps d'étudier au mois d'août, une mère sans cesse sur mon dos, la pluie de mon côté, me faisant signe qu'elle me supportait tout le mois d'août dans cette épreuve quasi insurmontable qu'est l'étude sous le soleil... mais rien n'y a fait, je double comme un con. La mère est en crise, le père ne comprend pas et la soeurette jubile parce qu'elle a réussi ses examens de passage, elle. Pascal, Najiwa, Sophie, ils sont tous passés ! Ils seront tous sur les bancs de l'unif dans quelques semaines et moi je vais devoir me taper les petits cons de cinquième de l'année passée. Comment j'ai pu rater ? J'ai encore du mal à comprendre. Mon titulaire a remis le bulletin à mes vieux dépités. « Croyez bien qu'on a essayé mais, avec quatre échecs, on ne peut rien
faire. » Heureusement qu'il y avait un banc et mes deux vieux entre nous sinon je l'aurais étranglé. J'ai dit à mes parents que je voulais changer d'école, mais ils n'ont rien voulu savoir. Je vais me retaper les mêmes profs, les mêmes classes, les mêmes trajets en bus qu'il y a quelques mois... mais avec des gamins à côté de moi. Putaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin !!!