Folie collective
Plus que deux semaines avant les vacances. Vu les bons résultats qui s’accumulent, je sens que le jour de a quille approche et que ce sera le 27 octobre, début de la Toussaint. La mère s’est calmée et le beaup’ parle de nouveau à table sans peur de créer un incident diplomatique, j’en conclus que l’ambiance s’est légèrement réchauffée. Par contre dans ma classe c’est plutôt le Pôle nord. Notre voyage de rhéto risque d’être annulé. On devait choisir entre Rome et Salou mais là je crois qu’on aura le choix entre l’école et… l’école. Je ne sais pas vraiment ce qu’il s’est passé. Y a eu comme une espèce de faille temporelle, un trou « dimensionnaire » dans lequel toute la classe s’est engouffrée pendant le cours de biologie de la semaine passée. C’est ma septième année de secondaire (je ne suis pas fier d’en avoir une de trop à mon palmarès) et je n’avais jamais vu ça. C’est parti d’un verre d’eau lancé de je ne sais où sur la tête d’Esteban et en deux secondes le local austère de bio s’était transformé en lac Léman. La prof gueulait mais, comme atteints d’une épidémie instantanée, les élèves devenaient des pompiers fous jetant de l’eau partout. Jusqu’au moment où l’éduc est rentré dans la classe attiré par le chahut. Franchement, le tableau était trop beau : 23 élèves trempés et immobiles comme des mannequins, une prof en pleur et un éducateur abasourdi. J’aurai cette image dans ma tête pour le restant de mes jours. Mais le tableau s’est vite déchiré sous la gueulante de l’éduc. Tous nos profs nous ont dans leur collimateur et le proviseur parle de nous supprimer le voyage comme punition. On a créé un fleuve dans l’école mais maintenant on va galérer.

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