Le blog de Kouz

mardi, novembre 28, 2006

Automne

La pluie est revenue s'installer dans nos quotidiens, il fait encore nuit quand on se lève le matin pour aller à l'école ou au boulot et on doit garder sa veste en classe si on ne veut pas mourir de froid. L'automne dans toute sa splendeur !
Dès la mi-automne, vers la fin du mois d'octobre, quand tous les éléments pour un bon hiver bien dégueulasse commencent à converger, la tête des gens, telle une feuille qui change de couleurs et tombe de l'arbre, tend à se transformer. Les cernes viennent grossir les yeux, le rhume rougit le nez et la fatigue combinée au manque de soleil, teint la peau en jaune pâle. En d'autres mots, on a une sale gueule. Chez les homo sapiens, donc nous les humains, cette particularité physique propre à l'automne est accompagnée d'une humeur de chien due à ce temps (de chien). Une humeur maussade, déplaisante qui nous pousse à tirer la tronche. C'est dans les transports en commun que ce « délit de faciès » est le plus remarquable. On se croirait dans un cortège funèbre. En plus, comme il fait froid et qu'il pleut, on met déjà sa grosse veste d'hiver. Donc, dès qu'on rentre dans un métro bondé de gens patibulaires, on crève de chaud. L'automne est vraiment une saison de m... En hiver, neige, surf, cadeaux et vacances de Noël. Au printemps, retour du soleil, jupes qui se raccourcissent, et vacances de Pâques. En été, plages, chaleur, fun et deux mois de vacances. En automne ? Pluie, froid, examens, déprime et une malheureuse semaine de vacances qui commémore... les morts ! Il faudrait bannir l'automne du calendrier. Je propose qu'on prenne exemple sur les ours et qu'on hiberne du 1 er octobre au 21 décembre, comme ça, ça laisse encore le temps d'aller chercher des cadeaux pour les fêtes.

mardi, novembre 21, 2006

Collage ou baillage ?

Serait-ce le retour du soleil ? Du point de vue météo, c'est sûr que non mais du mien peut-être un peu !

Mélissa m'a envoyé un SMS pour s'excuser de son silence et me demander de l'appeler. C'est une bonne nouvelle, mais je sais pas pourquoi, j'ai pas rappelé directement. Je crois que je vais la laisser un peu mariner. Faut pas que je sois comme un caniche qu'on appelle et puis à qui on lance une balle au loin pour le faire courir. Et puis, qu'elle appelle elle-même !

Ce qu'il y a aussi, c'est que depuis sa nouvelle « réputation » à l'école (voir le blog de la semaine passée), Sandra me colle. Elle est venue vers moi et a commencé à me poser plein de questions sur tout et n'importe quoi. Moi, je la baille un peu parce que je suis superflashé qu'elle vienne comme ça sans raison mais bon, elle est supermignonne et pas farouche, ça fait réfléchir. Et quand elle se ramène habillée supersexe et qu'elle me saute dessus comme si on se connaissait depuis 15 ans, j'avoue que j'ai du mal à rester de marbre. Et je suis sûr que Mélissa apprécie moyennement.

Mais je n'ai pas envie non plus qu'elle revienne vers moi juste parce qu'elle se sent menacée par une autre meuf. Finalement, j'ai juste raté un rendez-vous. Ça ne valait pas le baillage qu'elle m'a fait. Si elle réagit comme ça pour 40 minutes de retard, ça va être quoi quand il y aura un truc vraiment sérieux ? Pourquoi est-ce que les meufs nous saoulent et nous sont indispensables en même temps ? Je ne fais pas de misogynie, je suis sûr que c'est la même pour elle. C'est dingue comme on arrive pas à se comprendre.

mardi, novembre 14, 2006

Paris à l'école

C'est l'effervescence à l'école. Tout le monde ne parle que de ça, des profs aux élèves en passant par les éducs et les parents.
Vendredi soir, une dizaine d'élèves, dont votre serviteur, ont reçu un mail anonyme mentionnant un spectacle dans l'enceinte de l'école et proposant un lien youtube. Ma curiosité, comme celle des neuf autres, est vite attisée par le screenshot de la vidéo montrant la tête de Sandra, une fille de 5 e - connue pour son peu de timidité, si vous voyez ce que je veux dire. J'appuie donc sur play. Et là, que le show commence ! Oubliez Canal + le samedi soir. La petite se fait sauter par deux gars dans les toilettes de l'école et un paparazzi en herbe a tout filmé sur son GSM. En moins d'une heure, la vidéo avait le tour de tous les élèves de l'école. Les téléphones se sont emballés : « T'as vu la vidéo de Sandra ? Putain, la cochonne. » Ou encore : « Elle le mérite pas, mais c'est tout de même trop bon ! ». Le sale truc, c'est que quelqu'un a forwardé la vidéo à ses parents et au préfet. Le pire, c'est que c'est sûrement un coup monté par les deux gars et un complice puisque leurs visages sont brouillés sur la vidéo. Les parents de Sandra attaquent l'établissement en justice parce qu'ils estiment qu'il y a eu un manque de surveillance tandis que l'école veut retrouver les deux mecs. Mais ce qui est le plus amusant dans cette histoire, c'est qu'elle kiffe sa vidéo, la petite, et qu'elle ne veut pas donner les noms. Elle se prend pour Paris Hilton et fait sa starlette. Elle a même mis la vidéo sur son myspace ! Voilà ce que ça donne, de montrer des lolitas sans cervelle fières de passer pour des putes à la télé.

mardi, novembre 07, 2006

Adieu

Adieu Rome, Salou et Melissa. Adieu le fun, le soleil et l’amour. Place à la déprime, à l’amertume, au dépit. Retour de congés super sympa. En effet, les profs et le préfet ont tranché : pas de voyage scolaire pour la sixième B ! Toutes les autres classes de rétho partiront la semaine d’avant Pâques en vacances mais nous, on restera au collège. Tout le monde est dégoûté. On a bien essayé de leur faire comprendre que c’était un dérapage et que cela n’arrivera plus mais en vain. On devait servir d’exemple. La plupart des parents son dans le camp de profs et trouve la punition juste. En plus, ça leur fait des thunes en moins à dépenser. Je voulais aller à Salou moi ! Aller en boite, prendre le soleil, me baigner dans la Méditerranée. Déjà que cette semaine de Toussaint que j’espérai parfaite a été un fiasco. J’avais réussi à donner rendez-vous à Mélissa pour aller boire un verre mercredi soir. J’étais légèrement nerveux mais je sentais que ça se passerait bien. Que dalle oui ! Je me suis débrouillé, avec l’aide précieuse des transports en communs réputés pour leur ponctualité, pour arriver 45 minutes retard et sans crédit pour l’appeler. Elle était évidemment plus là. Je suis rentré et j’ai appelé chez elle. Elle était furax. Je l’ai rappelé le lendemain et ses parents m’ont dit qu’elle était sortie. Et elle est beaucoup sortie parce que j’ai essayé toute la semaine et elle n’était jamais là. En gros, elle me baille. Hier, à l’école elle ne me calculait même pas. Puis on apprend que le voyage est annulé. Adieu Rome, Salou, Melissa. Bonjour tristesse !