Le blog de Kouz

mardi, mars 27, 2007

Apprendre le Nederlands

Ik moet Nederlands leren, ik moet Nederlands leren ! Eh oui, faut absolument que j'apprenne le néerlandais... Enfin, ça fait quelques années que mes profs tentent de me l'apprendre, mais je suis resté plus étanche qu'une combinaison de plongée à cette langue venue du Nord. Waarom ? J'en sais rien en fait.
Mais depuis que mon bahut a décidé de faire des échanges avec d'autres écoles, en Flandre, je sens la motivation changer de braquet et se pointer à la vitesse d'un cycliste sous EPO. Pas que j'ai eu une illumination, Dieu ne m'a pas parlé en flamand avant que je m'endorme. Nee, Meneer, c'est vachement plus simple que ça : omdat de meisjes van Vlanderen zijn mooi ! Eh oui, quand les premiers élèves de l'école d'Anvers avec laquelle on a le programme d'échange se sont ramenés chez nous, on a tous halluciné - ça, je ne sais pas le dire en néerlandais, par contre. Que des meufs ! Des blondes, des brunes, des rousses, des petites, des grandes, toutes plus jolies les unes que les autres. On se serait cru à un défilé de mode. Bon, y a toujours quelques thons avec les sirènes, mais proportionnellement, c'était énorme. Y avait juste deux, trois keums avec elles, et on s'est tous dit - les gars, du moins - que ça devait être cool d'étudier à Anvers. Evidemment, avec notre niveau de flamand digne d'un kop de supporters du Standard, on n'arrivait pas vraiment à engager la converse. Alors que les gars d'Anvers se la jouaient beaux gosses avec nos filles. Y a juste Arno, un gars plus discret que la lumière dans un tunnel, qui était entouré des naïades anversoises toute la journée. En waarom ? Omdat hij spreekt zeer goed Nederlands, Meneer. Donc c'est décidé, je me plonge dans mon bouquin de flamand dès ce soir. Les meufs, c'est la meilleure motivation du monde, non ?

mardi, mars 13, 2007

Le beaup' s'est fait la malle

Je suis en rage comme je l'ai rarement été, là ! Y en a un qui n'a pas intérêt à me croiser dans la rue s'il ne tient pas à passer le restant de ses jours - qui, je l'espère, seront les plus courts possibles - dans un lit d'hôpital.
Mon enc... de beaup' s'est fait la malle. Il s'est cassé avec une pétasse et laisse ma mère seule et complètement déboussolée. Le salopard était encore là dimanche matin. Quand ma mère et moi on est rentrés de chez mes grands-parents, il n'y avait plus personne à la dare. Et il en a profité pour prendre quelques meubles avec, histoire qu'on remarque bien qu'il s'était taillé. Je vous jure, si je tombe dessus, c'est moi qui vais le tailler en pièces. Ma mère est en crise de larmes depuis dimanche soir et je ne sais pas quoi faire pour la réconforter. La pauvre. Se retrouver seule pour la troisième fois à 45 ans, c'est vraiment pas cool. C'est bizarre, parce que quand mon padre est parti, j'étais trop jeune pour comprendre ce qui s'était passé. Quand mon premier beau-père s'est cassé, j'étais plutôt content, parce que je ne le supportais pas. Mais là, je l'estimais, le con. Je croyais vraiment que c'était un type bien au fond de lui, même si on n'était pas toujours d'accord. Mais si ça tombe, il se tape d'autres meufs depuis des années dans le dos de ma mère. Espèce de fils de p... ! Je déteste la voir comme ça. Je suis désemparé face à ce genre de situation. C'est un truc de meuf, ça. Et ma soeur est chez le père pour le moment. La seule réponse qui me vient à l'esprit c'est : « Fais le souffrir autant qu'il la fait souffrir. » Mais c'est sûr que c'est pas une solution

mardi, mars 06, 2007

Mademoiselle Bourbonne

Je suis amoureux. J'ai la boule dans le ventre, les veines qui gonflent dans les tempes, les mains moites et des montées d'adrénaline chaque fois que je la vois. Elle est trop belle, trop intelligente, trop stylée... trop... âgée surtout.
C'est la remplaçante de notre prof de maths partie en congé de maternité. Mademoiselle Bourbone : 32 ans, de longs cheveux auburn, une taille de guêpe, des jambes de rêve interminables et une poitrine à rendre folles de jalousie les actrices siliconées d'Hollywood. Depuis qu'elle est là, je commence à kiffer les maths à fond. Je m'assieds au premier rang et je la contemple pendant les deux heures de cours. Je m'étais déjà amouraché d'une de mes profs lorsque j'étais en primaire, mais c'était un amour quasi maternel. Ici, je suis sur un nuage chaque fois que je la vois, chaque fois qu'elle croise et décroise ses jambes alors qu'elle nous explique les fonctions dérivées. Je commence même à voir de la sensualité dans les combinatoires et la trigonométrie. C'est l'appel de la forêt, me dit Pascal quand je lui en parle. Je sais pas trop ce qu'il veut dire par là, mais sa théorie, c'est que les ados finissent tôt ou tard par ressentir de l'attraction pour des femmes plus âgées qu'eux. Là, je le comprends, parce que c'est exactement ce que je ressens. Depuis que Catherine Bourbone a débarqué dans ma vie, je ne regarde plus aucune des filles de mon âge. Sandra, Melissa, Sophie, Keisha, elles sont toutes devenues obsolètes, futiles, transparentes. Mais je suis dans une position impossible, je le sais ! Jamais je ne pourrai déclarer ma flamme à ma prof, qui, je l'espère secrètement, est encore célibataire malgré sa beauté. C'est un amour foutu d'avance et mon nuage se gorge de pluie. En attendant l'orage...