mardi, mai 29, 2007
Ça y est ! J'entame la dernière ligne droite fatidique. Plus le temps de penser à sortir, à glander, à Melissa, je rentre en full mode « session ». Franchement, les exams de juin de rhéto, c'est déjà la pression la première fois qu'on les passe, mais la seconde, c'est comme affronter un sumo alors qu'on pèse 50 kilos. Si je me plante, je crois que je peux aller chercher le flingue moi-même, parce que je viendrai de fournir les balles à ma mère pour qu'elle me descende sur-le-champ. Mais je suis motivé, gonflé à bloc : je vais réussir cette année, et à moi les vacances de rêve, l'unif, la cage et le repos du guerrier. Dans le cas contraire, je m'exilerai en Papouasie le temps que la maternelle refroidisse. Je vivrai nu dans la jungle avec une tribu dont le langage n'a pas encore été décodé. Je me nourrirai d'insectes et de racines s'il le faut mais je devrai être loin de ma génitrice si les astres scolaires me lâchent et que je tiens à encore vivre quelques années. C'est la carotte ou le bâton... et je ne tiens pas particulièrement à le voir le bout de bois. Donc j'étudie. Oui, vous avez bien lu. Je me plonge dans mes cours en avance, je fais des résumés, avec des couleurs et tout, j'ai lu tous les bouquins qui devaient être lus, j'ai fait mes exercices de maths et j'ai même acheté des intercalaires et des oeillets ! Et curieusement, enfin normalement devrais-je dire, je suis vachement plus cool que d'habitude. Malgré l'ouragan qui risque de se former au large si je navigue de travers, je sens, non je sais, que j'arriverai à bon port. Je suis le capitaine de mon navire, c'est moi qui tiens la barre et j'ai décidé de hisser la voile pour voguer vers le succès.
mardi, mai 22, 2007
De la fesse...
Je n'en peux plus... et en même temps j'en redemande. Des fesses, des fesses et des fesses partout : dans les pubs, dans les clips, dans les films, dans les séries, sur les panneaux d'affichage, dans les magazines... partout !
Pas un pas dans ma vie sans que je n'aperçoive les formes sympathiques et attirantes du sexe opposé. Au début, comme tout mâle en bonne santé, on applaudit des deux mains, on en veut encore plus, on ne rate pas une miette des clips de « rnbitches », on se jette sur le cinétélé, on manque de faire des accidents de voiture. Même les actrices porno deviennent des habituées des plateaux télé en prime-time. Et lorsqu'elles tournent le clip de leur nouvelle carrière de chanteuse populaire, la frontière entre leur dernier film et leur première vidéo est aussi mince que Paris Hilton en crise d'anorexie. Et puis, petit à petit, on commence à se dire que c'est bien beau de voir des paires de fesses, qu'on a toujours rêvé de ça, mais on se demande de plus en plus quel est leur rapport avec la marque de soda qu'elles vantent, ou la musique qu'elles illustrent ou pourquoi cette actrice pose en lingerie alors qu'on l'interviewe sur son rôle dans une série où elle est perdue sur une île (où elle aura beaucoup de mal à trouver des bas résilles, des escarpins et des porte-jarretelles, ceci dit en passant) ? Et on écoute les filles qui en ont marre de voir cet étalage de chair et en même temps se sentent obligées de suivre la tendance lancée par les stars du porno chic. Et on dit stop à tout cela, on embrasse la cause féminine, on veut plus d'originalité et moins de cul. Puis, en une semaine, toutes ces affiches publicitaires aux courbes sensuelles, tous ces strings cathodiques, tous ces articles aux photos « playboyiennes », sont remplacés par des panneaux électoraux aux visages patibulaires, des débats télévisés aux sourires faux et des articles politiques aux slogans périmés. Et on prie pour que les fesses reviennent...
Pas un pas dans ma vie sans que je n'aperçoive les formes sympathiques et attirantes du sexe opposé. Au début, comme tout mâle en bonne santé, on applaudit des deux mains, on en veut encore plus, on ne rate pas une miette des clips de « rnbitches », on se jette sur le cinétélé, on manque de faire des accidents de voiture. Même les actrices porno deviennent des habituées des plateaux télé en prime-time. Et lorsqu'elles tournent le clip de leur nouvelle carrière de chanteuse populaire, la frontière entre leur dernier film et leur première vidéo est aussi mince que Paris Hilton en crise d'anorexie. Et puis, petit à petit, on commence à se dire que c'est bien beau de voir des paires de fesses, qu'on a toujours rêvé de ça, mais on se demande de plus en plus quel est leur rapport avec la marque de soda qu'elles vantent, ou la musique qu'elles illustrent ou pourquoi cette actrice pose en lingerie alors qu'on l'interviewe sur son rôle dans une série où elle est perdue sur une île (où elle aura beaucoup de mal à trouver des bas résilles, des escarpins et des porte-jarretelles, ceci dit en passant) ? Et on écoute les filles qui en ont marre de voir cet étalage de chair et en même temps se sentent obligées de suivre la tendance lancée par les stars du porno chic. Et on dit stop à tout cela, on embrasse la cause féminine, on veut plus d'originalité et moins de cul. Puis, en une semaine, toutes ces affiches publicitaires aux courbes sensuelles, tous ces strings cathodiques, tous ces articles aux photos « playboyiennes », sont remplacés par des panneaux électoraux aux visages patibulaires, des débats télévisés aux sourires faux et des articles politiques aux slogans périmés. Et on prie pour que les fesses reviennent...
mardi, mai 15, 2007
Mea culpa
Oula... je n'avais plus actualisé mon blog depuis mi-février. Mes états d'âme ont pourtant continué à paraitre dans les pages du Swarado (www.swarado.be). J'espère que vous avez pu me suivre par ce biais là. Donc, je viens de faire une mise à jour intensive et voilà quelques pages pour les lecteurs assidus. De mes vacances aux sport d'hiver au retour de Melissa dans ma vie (enfin dans l'envie de ma vie) en passant par mon enc... de beau-père qui a laissé la madre toute seule, vous saurez tout sur ce qui s'est passé durant ces deux mois.
Et pour Judith, si elle ne retrouve plus son message et si c'est toujours d'actualité, pas de problème pour ta page en français.
Et comme disait Georges Bush... heu... il a dit quelque chose d'intéressant lui ??
Et pour Judith, si elle ne retrouve plus son message et si c'est toujours d'actualité, pas de problème pour ta page en français.
Et comme disait Georges Bush... heu... il a dit quelque chose d'intéressant lui ??
Libellés : is plus actualisé mon blog depuis février.
Hollywood
Les exams approchent à grands pas. Je dois absolument me mettre en mode étude sous peine d'y laisser des plumes. C'est clair que, cette année, j'ai suivi la courbe des Français - plus de bleu et moins de rouge -, mais va tout de même falloir s'y mettre un gros coup si je veux faire la fête comme Sarko.
Parce que là, j'ai pas droit à l'erreur. Si je rate cette marche, je dégringole tout l'escalier. Ça me fout la pression grave et je sens déjà les regards de mes profs et de mes vieux se poser de plus en plus lourdement au-dessus de mes épaules. Le hic, c'est que pour le moment, je n'ai qu'une seule chose en tête, et ça ne commence pas par « étu- » et ça ne se finit pas par « -dier ». Non, pour le moment, je ne pense qu'à elle. Melissa qui me transperce le coeur chaque fois que je la vois avec son neuneu de petit copain. Chaque fois qu'elle rentre dans la voiture de cet imbécile fini dont le quotient intellectuel semble avoisiner celui du concombre de mer - et je suis méchant pour le concombre ! Chaque fois qu'elle se retourne vers moi et que je crois qu'elle va me faire signe, avant de déchanter. Je devrais la jouer Hollywood, la coincer dans le couloir et lui dire que sa route croise la mienne et pas celle du collectionneur de trainings. Et là, elle me dirait qu'elle n'attendait que ça, que c'était moi depuis le premier jour. Et je renverrais neuneu dans sa classe de troisième primaire, avant d'embrasser ma belle sous le coucher de soleil. Générique... Seulement, ici, c'est pas L.A. et le seul film que je vais tourner c'est : « Les études ou la mort... » Au boulot !
Parce que là, j'ai pas droit à l'erreur. Si je rate cette marche, je dégringole tout l'escalier. Ça me fout la pression grave et je sens déjà les regards de mes profs et de mes vieux se poser de plus en plus lourdement au-dessus de mes épaules. Le hic, c'est que pour le moment, je n'ai qu'une seule chose en tête, et ça ne commence pas par « étu- » et ça ne se finit pas par « -dier ». Non, pour le moment, je ne pense qu'à elle. Melissa qui me transperce le coeur chaque fois que je la vois avec son neuneu de petit copain. Chaque fois qu'elle rentre dans la voiture de cet imbécile fini dont le quotient intellectuel semble avoisiner celui du concombre de mer - et je suis méchant pour le concombre ! Chaque fois qu'elle se retourne vers moi et que je crois qu'elle va me faire signe, avant de déchanter. Je devrais la jouer Hollywood, la coincer dans le couloir et lui dire que sa route croise la mienne et pas celle du collectionneur de trainings. Et là, elle me dirait qu'elle n'attendait que ça, que c'était moi depuis le premier jour. Et je renverrais neuneu dans sa classe de troisième primaire, avant d'embrasser ma belle sous le coucher de soleil. Générique... Seulement, ici, c'est pas L.A. et le seul film que je vais tourner c'est : « Les études ou la mort... » Au boulot !
mardi, mai 08, 2007
Lolitas
L'été est bien en avance, cette année - ne vous réjouissez pas trop vite car on peut déduire que l'automne aussi arrivera plus tôt et que, par conséquent, il pleuvra pendant tout juillet et août.
Les jupes raccourcissent et les esprits masculins s'échauffent. Pendant ce temps-là, je pense déjà à cette session d'examen, à ces heures d'études sous la chaleur accablante du printemps, et malgré la canicule, j'en frissonne déjà. Toutefois, restons positifs, l'été en avril-mai, ça a du bon. Pas pour tout le monde, apparemment - on voit déjà débarquer l'éternel sujet du JT sur l'agriculteur en manque de pluie. Mais pour les amateurs de jolies filles et de bières en terrasse, c'est du tout bon. Je suis d'ailleurs de plus en plus surpris par la beauté et le sex-appeal des filles de mon âge. On a même eu un grand débat à ce sujet avec le frère aîné de Pascal - qui a 29 ans. Il dit que ça lui fait peur de voir des gamines de 15-16 ans s'habiller de la même manière que des filles de 25. Et il est vrai que la frontière entre 16 et 25 ans a tendance à s'effacer de plus en plus, car les femmes, elles, font le chemin inverse, ne jurant que par la mode adolescente. Ce qui nous laisse des lolitas, des femmes-enfants et des couples à la différence d'âge quasi malsaine. Sociologiquement, les adultes diront tous que c'est une mauvaise tendance, que c'est à cause de la télévision, de la pub et des stars hollywoodiennes - c'est toujours la faute de l'industrie du spectacle, de toute façon, jamais de l'enseignement, de l'éducation parentale ou du service public. Et ils auront, au final, sûrement raison. Mais ce que je trouve intéressant, c'est que la question ne se pose que pour les filles et jamais pour les garçons. Pourquoi reste-t-on des ados boutonneux alors qu'elles deviennent des femmes ? Résultat : elles sortent avec des gars plus âgés. Mais alors, où va-t-on chercher l'amour ? Enfin, on a le soleil, c'est déjà ça...
Les jupes raccourcissent et les esprits masculins s'échauffent. Pendant ce temps-là, je pense déjà à cette session d'examen, à ces heures d'études sous la chaleur accablante du printemps, et malgré la canicule, j'en frissonne déjà. Toutefois, restons positifs, l'été en avril-mai, ça a du bon. Pas pour tout le monde, apparemment - on voit déjà débarquer l'éternel sujet du JT sur l'agriculteur en manque de pluie. Mais pour les amateurs de jolies filles et de bières en terrasse, c'est du tout bon. Je suis d'ailleurs de plus en plus surpris par la beauté et le sex-appeal des filles de mon âge. On a même eu un grand débat à ce sujet avec le frère aîné de Pascal - qui a 29 ans. Il dit que ça lui fait peur de voir des gamines de 15-16 ans s'habiller de la même manière que des filles de 25. Et il est vrai que la frontière entre 16 et 25 ans a tendance à s'effacer de plus en plus, car les femmes, elles, font le chemin inverse, ne jurant que par la mode adolescente. Ce qui nous laisse des lolitas, des femmes-enfants et des couples à la différence d'âge quasi malsaine. Sociologiquement, les adultes diront tous que c'est une mauvaise tendance, que c'est à cause de la télévision, de la pub et des stars hollywoodiennes - c'est toujours la faute de l'industrie du spectacle, de toute façon, jamais de l'enseignement, de l'éducation parentale ou du service public. Et ils auront, au final, sûrement raison. Mais ce que je trouve intéressant, c'est que la question ne se pose que pour les filles et jamais pour les garçons. Pourquoi reste-t-on des ados boutonneux alors qu'elles deviennent des femmes ? Résultat : elles sortent avec des gars plus âgés. Mais alors, où va-t-on chercher l'amour ? Enfin, on a le soleil, c'est déjà ça...
mardi, mai 01, 2007
Elections et compagnie
Et Sarko-ci, et Ségo-là, et les élections françaises partout, tout le temps. Comme s'il s'agissait de l'ultime nouvelle médiatique, celle qu'il ne faudrait manquer sous aucun prétexte car l'avenir de l'humanité résiderait dans son résultat.
Celle que tu te dois de commenter, sur laquelle tu te dois d'avoir un avis tranché – Tu voterais pour qui si t'étais français? Comment, tu sais pas !? T'as hiberné pendant deux ans ou quoi ? – au risque de passer pour un ermite réfractaire qui vit en dehors du temps et dans un autre monde. Je n'en peux plus, je boycotte, je suis anti-élection ! Vivement dimanche qu'on en finisse. Cela doit bien faire trois mois maintenant que l'Europe s'est arrêtée et vit au rythme de ces présidentielles françaises, que la lucarne cathodique est phagocytée par les débats, analyses, portraits et autres reportages consacrés aux gladiateurs dans l'arène. Le peuple assiste au cirque même s'il ne comprend rien aux programmes, aux solutions, à la politique en général, mais il attend impatiemment de savoir si ce sera une femme ou un CRS qui prendra les rênes de l'Hexagone, de voir quelle sera la tête qui roulera sur le sol quand les pouces seront pointés vers le bas. Enfin, plus que cinq jours et nous serons libérés de ces centaines de journées de prise en otage par l'info du moment. Entre-temps, un ouf tue 32 personnes en Virginie parce que ses ancêtres, pionniers du Nouveau Monde, avaient décidé de chasser des oies sauvages, puis de l'or, puis des Indiens, et se sont dit qu'il fallait mettre le port d'armes dans la loi, permettant, plus de 200 ans plus tard, à un ado perturbé d'aller acheter sa panoplie de Rambo au supermarché du coin. Qui disait que le monde était stone ?
Celle que tu te dois de commenter, sur laquelle tu te dois d'avoir un avis tranché – Tu voterais pour qui si t'étais français
