Le blog de Kouz

mardi, juin 26, 2007

D'une année à l'autre

Autant l'année passée, à la même date, j'entamais, tel un Jésus des temps modernes, un chemin de croix de 365 jours, parsemé d'obstacles et d'une foule de gens hostiles, autant aujourd'hui est un jour de fête à marquer d'une pierre blanche : l'école est finie !
Pour de bon, pour de vrai. J'ai une moyenne de 78 %, pas une seule pète, une mère qui est revenue de chez Lucifer et qui s'envole vers les petits chérubins du paradis ainsi que des profs dithyrambiques (c'est un mot d'origine grecque qui veut dire « qui fait des éloges » et dont l'origine est le dithyrambe, un poème élogieux. Je n'allais pas vous laisser pendant deux mois sans vous faire part d'un des derniers mots que j'ai ajouté à mon vocabulaire) à mon égard. J'ai reçu une « enveloppe » pour partir en vacances et j'ai déjà trouvé un petit job début août dans une vidéothèque. Bref, je suis passé du vilain petit canard de 2006 au superbe cygne qui prend son envol en 2007. Majestueux. Mais le meilleur de cette fin d'année, la cerise sur le gâteau, ce fut lorsque Melissa, plus rayonnante que jamais grâce à ses 85 % et sa petite robe d'été quasi transparente, s'est approchée de moi aux valves où étaient affichés les résultats pour me dire qu'elle... m'aimait. Alors que j'étais déjà gonflé par ma soudaine toute puissance scolaire, mon ego de mâle a doublé de volume en un quart de seconde et je crois que j'aurais fait la plus grosse roue du monde si j'avais été un paon. L'année dernière j'étais un loser qui venait de doubler et qui venait de perdre sa meuf, cette année je repars avec un diplôme, des thunes et la plus jolie fille du monde. Je kiffe, je kiffe, je kiffe. Reste plus qu'à savoir ce que je vais faire en septembre et ça, c'est une autre paire de manche.

mardi, juin 19, 2007

Enfin libre

Et voilà, dans trois jours, je pourrai dire adieu aux couloirs de mon école, aux bancs de ma classe, aux cours qui pèsent des tonnes dans mon sac.
Enfin, s'il n'y a ni une explosion nucléaire qui dévasterait l'établissement entre-temps, et la ville en passant, et brûlerait toutes mes bonnes notes obtenues pendant l'année, ni complot ourdi par les professeurs pour me garder dix mois de plus (parce que je suis un sujet rare et hyper intéressant !). C'est marrant, dès qu'on entre en secondaire, on prie pour que ces six années passent le plus rapidement possible. Moi, rebelle jusqu'au bout, je m'en suis permis une septième, histoire de bien faire le tour du propriétaire, d'être sûr de n'avoir rien oublié en partant. Pendant sept ans, j'ai détesté la plupart de mes profs, je me suis pris la tête avec les éducateurs, je me suis engueulé avec mes vieux pour des histoires de points ou de discipline, et j'implorais les étoiles chaque soir de pouvoir quitter ce cycle infernal duquel j'étais prisonnier. Et maintenant que la porte de sortie est ouverte et que, si tout va bien, personne ne me la refermera au nez, maintenant que l'air libre se fait sentir sous les effluves d'encre et de Typex, maintenant que la vie d'adulte me tend les bras, il y a cette sensation étrange qui m'envahit, cette pointe au coeur, cette peur de l'inconnu qui me chamboule un peu les tripes. Et je m'étonne de penser à ces sept ans avec nostalgie, à me dire que tous ces profs qui m'ont pourri la vie l'ont fait avec raison, à m'avouer qu'en fait, les secondaires c'est la belle vie et que j'ai pas envie qu'elle s'arrête. Parce que la liberté a un arrière-goût de blocus, une odeur de travail forcé. Je ne l'ai pas encore croquée qu'elle me donne déjà des vertiges. Je suis comme un détenu qui aurait passé sa vie en prison et qui ne voudrait pas sortir parce que finalement, la prison c'est tout ce qu'il connaît. Sauf que moi, au final, je me suis super bien marré dans ma prison dorée. Ne me laissez pas sortir !

mardi, juin 05, 2007

Invasion barbare

Pourquoi est-ce que la vie décide unilatéralement de choses dont tu te passerais sans hésiter si on te demandait ton avis ?
Tu décides d'arrêter de boire : on t'offre une bouteille. Tu décides d'arrêter de fumer : tu trouves un paquet de clopes neuf par terre. Tu décides de bosser comme un dingue pour tes exams : Melissa t'embrasse ! Elle ne pouvait pas mieux choisir son moment pour me foutre les méninges sans dessus dessous. Maintenant, je me plonge dans mon bouquin de maths et les seules formes géométriques que j'aperçois, ce sont les courbes sensuelles de mademoiselle. Elle est venue foutre le Bronx dans ma tête. Je n'arrive plus à me concentrer sur autre chose qu'elle. Madame fait la fière, ne m'adresse quasi plus la parole, embrasse son neurone (cest le surnom que j'ai donné à son imbécile de petit ami) devant ma gueule, en gros elle me nie en même temps qu'elle me chambre. Et puis voilà, elle sort de l'oral de néerlandais avec un sourire d'ange et me saute au cou avant de m'embrasser à pleine bouche. Puis, elle est partie en me disant de l'appeler. C'est sûr qu'après ça, les temps primitifs s'étaient réfugiés dans une partie sombre de mon cerveau, subissant de plein fouet l'invasion barbare du sexe, de l'incompréhension et de la fierté. Et en même pas quelques minutes, ce sont les maths, le vocabulaire anglais, les exercices comptables, les formules chimiques et tous leurs amis que j'avais si soigneusement installés au premier rang qui ont quitté la scène pour grossir le rang des réfugiés. Et me voilà vide de savoir et rempli de Melissa. Je prends mon G toutes les cinq minutes et je commence à composer son numéro juste avant de le reposer et de me replonger dans des livres dont même le titre me semble comporter les lettres M.E.L.I.S.S.A. C'est qu'elle va réussir à me faire rater mes exams si ça continue. Je dois me reprendre, on pensera aux superbes jambes de la plus jolie fille de l'école plus tard. Ouais... plus tard... mais quelles jambes tout de même...