Le blog de Kouz

mardi, janvier 18, 2005

Drôle de chimie

Aaaarrrghhh ! Ça fait à peine une semaine qu'on est rentré à l'école que je pense déjà aux sports d'hiver. De la poudreuse, mon nouveau snow et les potes. Le pied ! Heureusement que c'était prévu que je parte avant mes examens désastreux sinon je crois que j'aurais pu laisser ma planche au placard. Rien que d'imaginer la première descente, cette impression de voler sur la neige, je suis excité grave. Vivement les vacances de carnaval.
Enfin, je vais pas trop m'exciter non plus. D'ici là, il y a encore quelques semaines de cours, quelques interros et par conséquent, plusieurs heures de révision en perspective. Toujours garder tes quatre échecs en tête, me répète la daronne tous les matins. En chimie et en géo, Sophie pourra m'aider et ça me fera un prétexte pour qu'elle vienne plus souvent à la maison. En néerlandais, normalement pas de lez, mon beaup est flamand. Par contre en chimie, je connais qu'une seule personne capable de m'aider et je crois que ça ne va pas plaire à la miss : c'est Najiwa !
Mais j'ai besoin d'aide et je ne veux plus rien savoir des cours particuliers avec mon prof de chimie. Donc j'ai décidé d'en parler à Sophie. De lui dire que ce serait juste pour les cours et qu'il n'y avait aucune chance qu'il se passe quoi que ce soit entre elle et moi.
Hier, Sophie était justement à la maison pour m'aider avec les combinatoires. La bonne occase pour me lancer : Tu sais, en chimie aussi faudrait que je révise avec quelqu'un. Elle me dit que j'ai raison. Je continue. Alors, tu sais, peut-être que je devrais demander au premier de classe en chimie... enfin... à la première. Elle est plongée dans le manuel de statistique et m'écoute à peine :
Mwoui, oui, t'as raison. Je me jette : Et la première c'est Najiwa ! Donc, ce serait peut-être bien que je lui demande de réviser avec moi... non ?
Il y a eu comme un arrêt du temps. Matrix dans ma piaule. Pendant quelques secondes - qui ont duré plus longtemps que quelques heures -, je n'ai entendu que mon pouls. Elle a lentement relevé la tête, l'a tournée vers moi et m'a souri en me disant : Mais oui bien sûr, c'est certainement ce que tu as de mieux à faire mon chou.
Puis elle s'est replongée dans les maths. Moi j'étais là comme un con avec un fard dans la gueule je ne sais même pas pourquoi. J'avais l'impression d'avoir été cassé d'un seul coup. Elle n'a pas dit non mais son oui sonnait étrangement comme un « fais ça et je t'étrangle ». Ou bien je me fais un film et elle n'en a rien à battre. Mais ça, ça m'étonnerait tout de même. La chimie avec Najiwa on oublie donc. Bah, celle avec Sophie me suffit amplement.

mardi, janvier 11, 2005

Choisir son avenir

Les vacances sont finies. Retour aux réalités : réveil à 7 h 15, école à 8 h 30, devoirs à 16 h 30, bouffe familiale à 19 h 30, télé ou PS2 jusqu'à 22 h 00, dodo, réveil à 07 h 15... La life quoi ! De toute façon, avec mes quatre échecs de Noël, mes vacances ont ressemblé à ça. Je me réveillais plus tard tout de même, faut pas exagérer. Sorties limitées, cours extrascolaires (je commence à voir plus mes profs que mes potes, ça craint grave), disputes avec la mère, voilà ce qui a rempli ces trois semaines d'hiver. Je jure qu'en juin j'aurai pas d'échec. Je tiendrai jamais ce régime pendant deux mois et avec le soleil en plus. Enfin, c'est passé, je vais pas revenir sur mes vacances et mes échecs. Allons de l'avant ! Pensons au futur !
- Qu'est-ce que tu veux faire plus tard ?, m'ont ressassé les profs qui se succédaient dans mon salon afin que je me « remette à niveau » comme on dit. Je sais pas moi. J'aime pas les maths ni la chimie, ça je sais. Le néerlandais c'est pas mon fort mais je ferai un effort, c'est obligé ici. Moi, je kiffe bien les cours de français et d'histoire. En éco, je cartonne à l'aise mais je ne me vois pas banquier ou analyste financier, ça à l'air déprimant et faut mettre des cravates tout le temps. Qu'est-ce que je veux faire plus tard ? Je sais déjà pas ce que je veux faire demain ! Faut vraiment que je choisisse maintenant ?
Je veux aller à l'unif, ça, c'est sûr. Parce que mon père y a été et que ça lui a réussi, il n'arrête pas de le dire. Ma mère ne l'a pas faite mais elle me répète sans cesse que je dois y aller absolument, que mon avenir en dépend. Je ne sais pas pourquoi mais je la crois sur ce coup-là. Pour une fois que je fais attention quand elle me parle d'école.
Mais bon, ça ne me dit toujours pas ce que je veux faire plus tard. En plus, l'année prochaine je dois choisir mes options pour les deux années qui me restent à tirer. Je ne voudrais pas faire le mauvais choix. Le truc, c'est que y a pas option français/histoire. T'as maths fortes, sciences, éco, latin/grec, sciences humaines (c'est quoi en fait ? Tous les cools de l'école prennent ça. Si vous êtes en « s.h » comme on dit, je suis preneur de conseils), sport, langues... mais pas français. Moi, je veux devenir écrivain, je leur réponds aux profs. Alors ils me conseillent de prendre latin. Le truc, c'est que je veux écrire en français moi, pas en latin. Je vais pas préparer mon avenir en apprenant une langue du passé tout de même ! Enfin, sûrement qu'on écrit mieux en français une fois qu'on connaît le latin. J'espère...

mardi, janvier 04, 2005

Echecs de nouvel an

Quatre échecs ! Math, chimie, géo et néerlandais. Le père était furax, ça se voyait, mais il est resté calme devant les profs. Il a écouté, digéré et j'attends toujours qu'il régurgite. Ca risque de faire mal. Mais la tempête s'est réellement transformée en typhon la semaine d'après, quand j'ai débarqué chez ma mère. Déjà au téléphone, quand je lui avais annoncé mes "superbes" notes, elle avait gueulé comme le pion du pensionnat des Chavagnes. Je sentais que ça allait être douloureux en live. Et j'avais raison : j'ai passé une semaine inoubliable dans ma chambre. Si elle avait pu, elle m'y aurait enfermé avec mes quatre profs. Si vous voulez que Kouz continue les maths, tapez 1... Je rigole mais en fait ce n'était pas marrant : j'ai passé le nouvel an en compagnie de ma mère et de mon beau-père! Je les aime bien, c'est pas ça, mais moi je voulais aller en boite ou chez mon pote Sindanu qui faisait une soirée. Je voulais voir mes amis. Je voulais boire et danser. C'aurait même pu être LE soir avec Sophie. Mais la madre a été catégorique : non! Peut-être si tu n'avais pas ces quatre échecs...a-t-elle rajouté, histoire de tourner le couteau dans la plaie. Je ne pouvais même pas voir ma belle - qui était chez Sindanu, elle, vu qu'elle a réussi le trimestre avec brio. Vous aurez compris qu'on s'est remis ensemble.
Enfin... qu'elle m'a repris plutôt. Elle est trop cool cette meuf. Elle m'a dit qu'elle comprenait ma réaction mais que la prochaine fois que je lui parlais comme ça, elle me corrigerait comme elle l'a fait avec Pascal. Je me tiendrai à carreau, juré.
J'étais donc en train de m'empiffrer de foie gras en matant les deux gosses de mon beaup - un garçon de dix ans et une fille de sept ans - se disputer comme d'hab' quand on a sonné à la porte. Elle était là, toute jolie en robe de soirée. Ma mère ne pouvait pas la laisser dehors même si j'ai vu sur son visage qu'elle a hésité. Elle est restée une heure à plaider ma cause. Bon finalement, ça n'a pas marché, la maternelle a campé sur ses positions mais ça m'a fait trop plaisir de savoir qu'elle pensait à moi au point de laisser sa soirée pour venir me voir. Cette gonzesse déchire tout ! Finalement, je lui ai dit de retourner s'amuser : on ne fait pas subir ses parents et les marmots à sa meuf le soir du réveillon. À minuit, j'ai tout de même reçu des cadeaux dont les Air Force blanches que je voulais (je crois que ma mère les avait achetées avant le bulletin sinon je ne les aurais pas eues). Puis j'ai été me coucher. Dans mon lit, je me disais qu'il ne me restait plus qu'à bosser en 2005 pour éviter le même enfer pendant les grandes vacances.