Le blog de Kouz

mardi, janvier 04, 2005

Echecs de nouvel an

Quatre échecs ! Math, chimie, géo et néerlandais. Le père était furax, ça se voyait, mais il est resté calme devant les profs. Il a écouté, digéré et j'attends toujours qu'il régurgite. Ca risque de faire mal. Mais la tempête s'est réellement transformée en typhon la semaine d'après, quand j'ai débarqué chez ma mère. Déjà au téléphone, quand je lui avais annoncé mes "superbes" notes, elle avait gueulé comme le pion du pensionnat des Chavagnes. Je sentais que ça allait être douloureux en live. Et j'avais raison : j'ai passé une semaine inoubliable dans ma chambre. Si elle avait pu, elle m'y aurait enfermé avec mes quatre profs. Si vous voulez que Kouz continue les maths, tapez 1... Je rigole mais en fait ce n'était pas marrant : j'ai passé le nouvel an en compagnie de ma mère et de mon beau-père! Je les aime bien, c'est pas ça, mais moi je voulais aller en boite ou chez mon pote Sindanu qui faisait une soirée. Je voulais voir mes amis. Je voulais boire et danser. C'aurait même pu être LE soir avec Sophie. Mais la madre a été catégorique : non! Peut-être si tu n'avais pas ces quatre échecs...a-t-elle rajouté, histoire de tourner le couteau dans la plaie. Je ne pouvais même pas voir ma belle - qui était chez Sindanu, elle, vu qu'elle a réussi le trimestre avec brio. Vous aurez compris qu'on s'est remis ensemble.
Enfin... qu'elle m'a repris plutôt. Elle est trop cool cette meuf. Elle m'a dit qu'elle comprenait ma réaction mais que la prochaine fois que je lui parlais comme ça, elle me corrigerait comme elle l'a fait avec Pascal. Je me tiendrai à carreau, juré.
J'étais donc en train de m'empiffrer de foie gras en matant les deux gosses de mon beaup - un garçon de dix ans et une fille de sept ans - se disputer comme d'hab' quand on a sonné à la porte. Elle était là, toute jolie en robe de soirée. Ma mère ne pouvait pas la laisser dehors même si j'ai vu sur son visage qu'elle a hésité. Elle est restée une heure à plaider ma cause. Bon finalement, ça n'a pas marché, la maternelle a campé sur ses positions mais ça m'a fait trop plaisir de savoir qu'elle pensait à moi au point de laisser sa soirée pour venir me voir. Cette gonzesse déchire tout ! Finalement, je lui ai dit de retourner s'amuser : on ne fait pas subir ses parents et les marmots à sa meuf le soir du réveillon. À minuit, j'ai tout de même reçu des cadeaux dont les Air Force blanches que je voulais (je crois que ma mère les avait achetées avant le bulletin sinon je ne les aurais pas eues). Puis j'ai été me coucher. Dans mon lit, je me disais qu'il ne me restait plus qu'à bosser en 2005 pour éviter le même enfer pendant les grandes vacances.