Bonjour les vacances !
Contrairement aux années précédentes, j'ai passé les vacances de Toussaint chez ma mère. Mon père était parti aux Maldives avec sa nouvelle femme et ma petite soeur. Moi, j'avais tellement de mauvaises notes que l'océan Indien m'est passé sous le nez. Autant vous dire que je l'avais mauvaise. Et ma traîtresse de soeur qui jubilait, genre « Je te ramènerai un cadeau de là-bas ». Fais la maligne seulement, rira bien qui rira le dernier. Quand les parents s'apercevront qu'elle fume des clopes en cachette... Mais celle-là, je la garde au frigo en cas de guerre nucléaire avec la peste, je vais pas faire la balance pour si peu.
Le pire c'est que Pascal est parti avec ses vieux à la montagne. Je me retrouve donc tout seul dans ce bled où crèchent la maternelle et son mec. Y a même pas de bus tout près, faut qu'elle me conduise si je veux bouger. Pour aller où de toute façon ?
Mais y a pire : vu que je me suis fait pincer avec mon G en classe comme un cave, la mère me l'a « gardé » pour cette semaine. Je peux même pas téléphoner ! Je veux pas me la jouer Rémi sans famille, mais c'est vraiment pas cool.
Comme ça au moins tu pourras te concentrer sur tes maths, me sermonne la mère. Elle a pas tort, je suis à la bourre question nombres, mais bon, c'est les vacances, merde ! Vu que j'ai plein de temps à rien faire et que j'ai vraiment pas envie de bosser mes maths, je passe mes journées à cogiter. Faut dire qu'avec Sophie et Najiwa, j'ai de quoi me prendre la tête. J'étais d'ailleurs dans un moment de réflexion intense lorsque le téléphone de la maison sonna. C'était Sophie. J'étais scié, comment elle avait réussi à avoir ce numéro ?
-Comment ça va ? Tu t'embêtes pas trop chez ta mère ?
- Si, à fond. Et toi tu fais quoi ?
- Je pense à toi !
J'ai eu une montée d'adrénaline comme si je devais me présenter devant toute l'école un jour de rentrée.
-Moi aussi je pense à toi tout le temps depuis la soirée...
C'est sorti tout seul comme si une partie de mon cerveau que je ne contrôlais plus avait fait un pacte avec mes lèvres et s'était lâchée, voulant se débarrasser d'un poids. Je suis encore parvenu, inexplicablement, à articuler :
-J'aimerais qu'on passe plus de temps ensemble.
- Moi aussi. Vraiment, m'a répondu Sophie.
On a passé toute la semaine au téléphone. Ma mère va me tuer quand elle verra la note - qui sera certainement plus élevée que celles que j'ai en math en tout cas.
Mais vaudrait mieux pour moi que je lui dise pas ça, je crois pas qu'elle aura assez d'humour.
Le pire c'est que Pascal est parti avec ses vieux à la montagne. Je me retrouve donc tout seul dans ce bled où crèchent la maternelle et son mec. Y a même pas de bus tout près, faut qu'elle me conduise si je veux bouger. Pour aller où de toute façon ?
Mais y a pire : vu que je me suis fait pincer avec mon G en classe comme un cave, la mère me l'a « gardé » pour cette semaine. Je peux même pas téléphoner ! Je veux pas me la jouer Rémi sans famille, mais c'est vraiment pas cool.
Comme ça au moins tu pourras te concentrer sur tes maths, me sermonne la mère. Elle a pas tort, je suis à la bourre question nombres, mais bon, c'est les vacances, merde ! Vu que j'ai plein de temps à rien faire et que j'ai vraiment pas envie de bosser mes maths, je passe mes journées à cogiter. Faut dire qu'avec Sophie et Najiwa, j'ai de quoi me prendre la tête. J'étais d'ailleurs dans un moment de réflexion intense lorsque le téléphone de la maison sonna. C'était Sophie. J'étais scié, comment elle avait réussi à avoir ce numéro ?
-Comment ça va ? Tu t'embêtes pas trop chez ta mère ?
- Si, à fond. Et toi tu fais quoi ?
- Je pense à toi !
J'ai eu une montée d'adrénaline comme si je devais me présenter devant toute l'école un jour de rentrée.
-Moi aussi je pense à toi tout le temps depuis la soirée...
C'est sorti tout seul comme si une partie de mon cerveau que je ne contrôlais plus avait fait un pacte avec mes lèvres et s'était lâchée, voulant se débarrasser d'un poids. Je suis encore parvenu, inexplicablement, à articuler :
-J'aimerais qu'on passe plus de temps ensemble.
- Moi aussi. Vraiment, m'a répondu Sophie.
On a passé toute la semaine au téléphone. Ma mère va me tuer quand elle verra la note - qui sera certainement plus élevée que celles que j'ai en math en tout cas.
Mais vaudrait mieux pour moi que je lui dise pas ça, je crois pas qu'elle aura assez d'humour.

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