Le blog de Kouz

mardi, février 22, 2005

G comme Gros cave

C'est décidé, je n'appelle plus avec mon G. J'attendrai les coups de fil des autres. Et tant pis si personne ne cherche à me joindre, j'économiserai de l'argent et de la salive. Si je continue à téléphoner comme un malade, je vais devoir me taper des pelouses et des bagnoles pour gagner un peu de thunes. Et il fait encore un peu froid autant pour l'un que pour l'autre. Déjà le mois passé, j'avais récolté une facture de 75 euros et je l'avais bien sentie passer dans le budget. Ma mère m'avait pourtant prévenu : Fais attention ou tu vas te retrouver avec des factures que tu ne pourras pas assurer. Ouais, j'aurais dû l'écouter parce que ce mois-ci, j'ai encore augmenté le niveau. Je suis passé au stade supérieur, j'ai dépassé la barre des 100... comme un gros cave. 127,56 euros ! En plus, c'est pas comme si c'était un outil de travail, il me sert juste à appeler mes potes et Sophie. Heureusement, j'ai la chance de recevoir un peu de blé de mes vieux : 50 euros du père et la même somme de la mère. J'ai plein de potes qui ne reçoivent rien. Mais bon, ils grattent leurs parents assez souvent. Moi, je ne peux rien gratter. Enfin, je trouve ça normal. Finalement je suis plutôt bien loti.
Bref, si vous avez bien fait le calcul, qui n'est pas très difficile non plus, mon G m'a bouffé tous mes lards et je suis short de 27,56 euros. Vu que l'argent que je m'étais fait pendant l'été, à trimer dans une usine de conditionnement à la chaîne à la c., est parti dans l'achat d'une nouvelle board - une petite Burton qui cartonne - et les sports d'hiver (qui ont tué soit dit en passant, je vous en reparlerai plus longuement une prochaine fois), je sais pas comment je vais « m'acquitter du solde restant dû », comme dirait ma mère. Ça veut dire : lui rendre le reste de l'argent que je lui dois quand je lui en ai déjà payé une partie, c'est du vocabulaire de banquier. Et comme on est quasi à la fin du mois, j'ai pas un rond devant moi. En attendant mars et la « paie » mensuelle, je peux peut-être m'en tirer. Mais ça signifie aussi ne pas dépenser un centime d'ici au 1er mars et partir à moins 27,56 euros pour le restant du mois. La seule conclusion à tirer de tout ça : ne pas appeler sans arrêt, n'importe qui, pour dire n'importe quoi, parce que le GSM ça coûte vachement cher. Ou alors faut jeter son G... et appeler du phone de la maison. Z'êtes pas d'accord ?

mardi, février 15, 2005

Dérapage

Quelle prise de tête je viens de me choper avec ma mère ! Ça a gueulé comme rarement. Tout ça parce qu'elle veut que je rentre à 01h du mat' samedi soir. Franchement, quand on va en boîte, tout le monde sait bien qu'à 01 h, ça commence à peine. C'est pas que je veux absolument rentrer à l'aube mais au moins vers 2-3 h, que je m'amuse un peu. Je vais pas arriver à minuit et repartir 45 minutes plus tard ! Ça me saoule. Et bien évidemment, je suis le seul dont la mère fait obstacle, mes potes ne se posent même pas la question de pouvoir rentrer plus tard pour une fois. Mais pourquoi vous ne sortez pas plus tôt !, qu'elle me lâche. Ben, parce que plus tôt y a personne. Une boîte vide c'est moins cool, non ? Attention au refrain : Moi, quand j'avais ton âge, je ne pouvais même pas sortir. Et les soirées commençaient plus tôt. Pfff, bateau. Comment tu sais si tu pouvais pas sortir ?, je lui ai lancé. Et là, c'est monté dans les octaves. Elle voulait rien savoir. Elle a crié. Moi aussi. Elle a crié plus fort et ainsi de suite. J'aurais pas dû, je sais. Mais, ça me fout la vène. Pourquoi est-ce que les adultes oublient leur jeunesse une fois qu'ils ont des gosses ? Ils se sont engueulés avec leurs vieux pendant toute leur
adolescence, mais ils adoptent le même comportement que ceux-ci avec leurs enfants. Faudra que je me rappelle de pas faire la même chose avec les miens. Enfin... je suppose qu'ils se sont dit la même chose à mon âge en fait. Je sais pas... Peut-être pas finalement. Bref, je continue d'argumenter. Je lui dis, enfin je lui crie que j'en ai marre de toujours devoir m'engueuler dès que je demande quelque chose. Je m'emballe et je dérape : je lui dis que le père, lui au moins, il ne me ferait pas chier pour des conneries pareilles (désolé, deux gros mots à la suite mais je relate juste comment ça s'est passé). Je sens directement que c'est pas cool, mais je peux pas faire marche arrière. Larmes. Puis le beaup m'a sagement mais strictement conseillé d'en rester là et d'aller dans ma piaule. Il avait raison, ça servait à rien d'en rajouter. J'irai m'excuser tout à l'heure. Et camper sur mes positions serait inefficace : dans trois jours ce sera certainement passé et je réessayerai diplomatiquement de négocier une rallonge. Un « 01h30 », ça serait déjà pas mal.
Kouz

mardi, février 01, 2005

Violence féminine

Les filles sont encore plus violentes que les mecs. J'en ai eu la preuve la semaine passée. Je sais pas si je vous l'avais déjà dit mais je n'ai pas les mêmes options que Sophie à l'école. On se retrouve seulement dans la même classe pour les cours que l'on a en commun. Par contre, je passe 30 heures par semaine avec... Najiwa.

Alors que le cours de chimie - que Sophie ne suit pas avec nous - venait de se terminer, on attendait que les élèves des autres options nous rejoignent pour celui d'histoire. Comme vous le savez, depuis mon échec de Noël, j'ai besoin d'aide pour les formules, les isotopes et les molécules. Najiwa profitait donc de la pause pour m'expliquer deux-trois trucs. J'étais tellement nul que ça la faisait rire. Et elle a le rire communicatif. Nous nous esclaffions donc tous les deux sur ma piètre connaissance de Mendeleïev et de ses éléments lorsque Sophie débarqua dans la classe.

Ça ne lui a pas plu, mais alors là pas du tout, de me voir réviser avec Najiwa. J'aurais dû m'attendre à ce qui allait se passer, je savais bien pourtant qu'elle allait arriver pour le cours d'histoire. Mais je ne pouvais plus faire marche arrière ou nier l'affaire. J'étais en train de me marrer avec la fille que ma copine déteste. Je n'ai pas eu le temps de comprendre tout ce qui s'est passé au moment même. Ce n'est que maintenant, en l'écrivant, que je me remémore tout le tableau.

Sophie a chopé Najiwa par sa queue de cheval et l'a balancée par terre en l'injuriant de tous les noms. Elle m'a jeté le regard le plus noir que j'avais jamais vu avant de me gifler avec une de ces forces que j'en ai encore la marque maintenant. Puis elle s'est assise à la place de Najiwa, qui se relevait à peine, à côté de moi, et lui a dit : C'est mon keum, tu t'approches et tu le regretteras ! Puis elle a disposé ses affaires sur le banc comme si de rien n'était et m'a embrassé. C'était le silence complet dans la classe. Je me disais : Qu'est-ce que je fais ? Qu'est-ce que Najiwa va faire ? Je suis dans la merde.

J'ai vu la rage dans les yeux de Najiwa. Elle a lâché quelques phrases en indien qu'elle a été la seule à comprendre, même si on a tous bien capté que ce n'étaient pas des gentillesses, avant de s'avancer d'un pas décidé vers Sophie. Je crois bien que ma copine a été sauvée in extremis par l'arrivée du prof de maths. À la fin du cours, je suis parti avec Sophie aussi vite que j'ai pu afin d'éviter un second affrontement. Ces deux-là vont s'entre-tuer si ça continue. Il va falloir que je fasse quelque chose pour calmer l'affaire. Mais quoi ? Ah... les femmes !