Education sexuelle ?
Hier, en classe de morale, on a débattu des moyens de contraception et des rapports sexuels protégés. Tout un programme. Mais je préfère qu'on en parle en classe plutôt qu'avec les parents. Parler de cul avec ses vieux, c'est toujours trop bizarre. Mon père a essayé une ou deux fois mais il s'embrouille toujours un peu. Ma mère, je crois qu'elle n'ose même pas aborder le sujet. Ce qui est marrant, c'est qu'on en connaît plus que ce qu'ils osent imaginer mais jamais assez que pour ne pas avoir besoin d'explications. Les recevoir en classe me paraît donc être une très bonne chose. Évidemment, on sait tous comment ça marche. On en parle entre potes, on a vu des films mais les vraies questions, celles qui posent problème si on n'a pas les réponses, on n'en sait rien. Le préservatif est-il sûr à 100 % ? Si je n'en mets pas, qu'est-ce que je risque ? Quelles sont les autres maladies sexuellement transmissibles ? Est-ce que je peux attraper le sida si je ne le fais qu'une fois ?
Je me disais donc que j'allais poser toutes ces questions à ma prof pendant le débat. Mais la discussion avançait assez lentement - vu le peu de personnes qui prenaient la parole - et je n'osais pas ouvrir la bouche. Déjà, y avait toutes les filles, ça gêne toujours un peu. Puis, y a les potes devant lesquels t'as pas forcément envie de passer pour un cave en la matière. Question de réputation.
C'est Adrien, notre élève modèle numéro 1, qui a véritablement lancé le débat en demandant à la prof si c'était normal d'être toujours puceau à 16 ans. Il était pivoine et regardait par terre, mais il s'était jeté à l'eau. Eh ben, le mec, il a eu du courage parce que j'en connais des gars qui n'ont jamais rien fait d'autre que de rêver et qui, pourtant, se targuent de l'avoir fait depuis longtemps.
Je me demande d'ailleurs d'où vient cette espèce de compétition de vitesse typiquement masculine (moi je l'ai fais à 16 ans. Eh ben moi à 14 ans. Moi à 13... À 10 aussi, tant qu'on y est, bande de mythos). C'est flash, non ? Le type est mal à l'aise parce qu'il est puceau à 16 ans, alors que 90 % des types de l'école le sont. Tout ça parce que les mecs se divisent entre précoces, mythos et gênés, qu'ils sont tous à se la raconter et que ça fout la pression sur ceux qui croient leurs conneries. Je me disais tout ça, tout en me demandant si les filles étaient pareilles que nous. Si, être vierge à 16 ans chez les filles, c'était la honte ?
La prof ne savait plus où donner de la tête tellement la classe s'était emballée. Les filles : Vous n'êtes que des gros menteurs qui ne pensent qu'à ça. Les gars : Vous faites les choquées mais vous êtes pareilles. Les filles : Et l'amour dans tout ça ? Les mecs : Hein ?
De temps en temps, je jetais un coup d'oeil vers Najiwa. Elle détournait directement le regard. D'ailleurs, elle n'a pas dit un mot durant les deux heures. Bref, j'ai posé toutes mes questions et j'ai obtenu des réponses concrètes pour la plupart d'entre elles. Je suis rentré à la dare moins ignorant et avec une morale de l'histoire en tête : n'aie pas peur de poser les questions qui te turlupinent, qu'elles quelles soient et ne te laisse pas prendre par la pression mythomane des play-boys de bac à sable. Et surtout, tente ta chance avec Najiwa !
Je me disais donc que j'allais poser toutes ces questions à ma prof pendant le débat. Mais la discussion avançait assez lentement - vu le peu de personnes qui prenaient la parole - et je n'osais pas ouvrir la bouche. Déjà, y avait toutes les filles, ça gêne toujours un peu. Puis, y a les potes devant lesquels t'as pas forcément envie de passer pour un cave en la matière. Question de réputation.
C'est Adrien, notre élève modèle numéro 1, qui a véritablement lancé le débat en demandant à la prof si c'était normal d'être toujours puceau à 16 ans. Il était pivoine et regardait par terre, mais il s'était jeté à l'eau. Eh ben, le mec, il a eu du courage parce que j'en connais des gars qui n'ont jamais rien fait d'autre que de rêver et qui, pourtant, se targuent de l'avoir fait depuis longtemps.
Je me demande d'ailleurs d'où vient cette espèce de compétition de vitesse typiquement masculine (moi je l'ai fais à 16 ans. Eh ben moi à 14 ans. Moi à 13... À 10 aussi, tant qu'on y est, bande de mythos). C'est flash, non ? Le type est mal à l'aise parce qu'il est puceau à 16 ans, alors que 90 % des types de l'école le sont. Tout ça parce que les mecs se divisent entre précoces, mythos et gênés, qu'ils sont tous à se la raconter et que ça fout la pression sur ceux qui croient leurs conneries. Je me disais tout ça, tout en me demandant si les filles étaient pareilles que nous. Si, être vierge à 16 ans chez les filles, c'était la honte ?
La prof ne savait plus où donner de la tête tellement la classe s'était emballée. Les filles : Vous n'êtes que des gros menteurs qui ne pensent qu'à ça. Les gars : Vous faites les choquées mais vous êtes pareilles. Les filles : Et l'amour dans tout ça ? Les mecs : Hein ?
De temps en temps, je jetais un coup d'oeil vers Najiwa. Elle détournait directement le regard. D'ailleurs, elle n'a pas dit un mot durant les deux heures. Bref, j'ai posé toutes mes questions et j'ai obtenu des réponses concrètes pour la plupart d'entre elles. Je suis rentré à la dare moins ignorant et avec une morale de l'histoire en tête : n'aie pas peur de poser les questions qui te turlupinent, qu'elles quelles soient et ne te laisse pas prendre par la pression mythomane des play-boys de bac à sable. Et surtout, tente ta chance avec Najiwa !

0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home