Sale raciste
La crise, je crois que je vais tout péter ! Je suis tellement véner que je crois que je pourrais lui casser la gueule. D'ailleurs j'aurais dû le faire, ce sale con ne mérite que ça. Mais je dois garder mon sang-froid parce qu'il s'agit tout de même de mon prof. Cette espèce de petit frustré vient de signer sa chute, je vais lui pourrir la vie. Mais je vais faire ça de manière intelligente, de sorte qu'on ne puisse rien me reprocher. Je vais me la jouer machiavélique. Pourquoi je veux sa perte ? Parce qu'il a osé traiter Keisha de « petite traînée noire juste bonne à venir faire tourner la tête de ses élèves ». Elle avait fini ses cours plus tôt et était venue m'attendre devant l'école. Elle parlait avec deux autres Blacks dans la cour et on les voyait toutes les trois depuis la classe. Et c'est vrai que son apparition a détourné les esprits des fonctions dérivées si chères à notre professeur éclairé. Faut dire qu'elle est dans une école de la ville, ici c'est une école « privée », comprenez anciennement catholique, et que les règlements vestimentaires ne sont pas les mêmes. Elle ne pourrait jamais entrer en classe chez nous avec sa minijupe, son tee-shirt au-dessus du nombril et son maquillage. Tenue pas assez correcte, selon nos autorités. Donc c'est clair que quand elle a débarqué avec ses deux copines, les
gars de la classe sont devenus un peu fous. C'est là que le prof, apercevant sa mainmise sur les élèves se dissiper, a lancé la phrase assassine, histoire de reprendre lattention détournée par les filles. C'est monté en moi directement, je me savais impulsif mais pas à ce point-là. Je lui ai dit de faire attention à ce qu'il disait parce qu'il parlait de ma copine et que s'il ne retirait pas ce qu'il venait de dire, c'est sa tête à lui qui allait tourner. Il avait l'air gêné et en même temps outré de ma sortie. Au moment même, je me suis dit « merde, déjà que les maths c'est pas ton fort, tu t'es encore foutu dans la merde avec ta grande gueule ». Il m'a regardé avec un air hautain, a ajouté « chacun ses goûts » avant d'ouvrir la fenêtre et de leur demander de partir de la cour. Raciste de merde...
Mehdi m'a dit de me calmer, que j'étais de toute façon perdant. Keisha m'a dit la même chose après les cours. De toute façon, elle s'en tape de ce qu'on pense de sa manière de s'habiller. Mais là, depuis que je suis rentré, je fulmine. Je vais lui préparer un sale coup à celui-là.
gars de la classe sont devenus un peu fous. C'est là que le prof, apercevant sa mainmise sur les élèves se dissiper, a lancé la phrase assassine, histoire de reprendre lattention détournée par les filles. C'est monté en moi directement, je me savais impulsif mais pas à ce point-là. Je lui ai dit de faire attention à ce qu'il disait parce qu'il parlait de ma copine et que s'il ne retirait pas ce qu'il venait de dire, c'est sa tête à lui qui allait tourner. Il avait l'air gêné et en même temps outré de ma sortie. Au moment même, je me suis dit « merde, déjà que les maths c'est pas ton fort, tu t'es encore foutu dans la merde avec ta grande gueule ». Il m'a regardé avec un air hautain, a ajouté « chacun ses goûts » avant d'ouvrir la fenêtre et de leur demander de partir de la cour. Raciste de merde...
Mehdi m'a dit de me calmer, que j'étais de toute façon perdant. Keisha m'a dit la même chose après les cours. De toute façon, elle s'en tape de ce qu'on pense de sa manière de s'habiller. Mais là, depuis que je suis rentré, je fulmine. Je vais lui préparer un sale coup à celui-là.
