Le blog de Kouz

mardi, février 28, 2006

Sale raciste

La crise, je crois que je vais tout péter ! Je suis tellement véner que je crois que je pourrais lui casser la gueule. D'ailleurs j'aurais dû le faire, ce sale con ne mérite que ça. Mais je dois garder mon sang-froid parce qu'il s'agit tout de même de mon prof. Cette espèce de petit frustré vient de signer sa chute, je vais lui pourrir la vie. Mais je vais faire ça de manière intelligente, de sorte qu'on ne puisse rien me reprocher. Je vais me la jouer machiavélique. Pourquoi je veux sa perte ? Parce qu'il a osé traiter Keisha de « petite traînée noire juste bonne à venir faire tourner la tête de ses élèves ». Elle avait fini ses cours plus tôt et était venue m'attendre devant l'école. Elle parlait avec deux autres Blacks dans la cour et on les voyait toutes les trois depuis la classe. Et c'est vrai que son apparition a détourné les esprits des fonctions dérivées si chères à notre professeur éclairé. Faut dire qu'elle est dans une école de la ville, ici c'est une école « privée », comprenez anciennement catholique, et que les règlements vestimentaires ne sont pas les mêmes. Elle ne pourrait jamais entrer en classe chez nous avec sa minijupe, son tee-shirt au-dessus du nombril et son maquillage. Tenue pas assez correcte, selon nos autorités. Donc c'est clair que quand elle a débarqué avec ses deux copines, les
gars de la classe sont devenus un peu fous. C'est là que le prof, apercevant sa mainmise sur les élèves se dissiper, a lancé la phrase assassine, histoire de reprendre lattention détournée par les filles. C'est monté en moi directement, je me savais impulsif mais pas à ce point-là. Je lui ai dit de faire attention à ce qu'il disait parce qu'il parlait de ma copine et que s'il ne retirait pas ce qu'il venait de dire, c'est sa tête à lui qui allait tourner. Il avait l'air gêné et en même temps outré de ma sortie. Au moment même, je me suis dit « merde, déjà que les maths c'est pas ton fort, tu t'es encore foutu dans la merde avec ta grande gueule ». Il m'a regardé avec un air hautain, a ajouté « chacun ses goûts » avant d'ouvrir la fenêtre et de leur demander de partir de la cour. Raciste de merde...
Mehdi m'a dit de me calmer, que j'étais de toute façon perdant. Keisha m'a dit la même chose après les cours. De toute façon, elle s'en tape de ce qu'on pense de sa manière de s'habiller. Mais là, depuis que je suis rentré, je fulmine. Je vais lui préparer un sale coup à celui-là.

mardi, février 21, 2006

Coup de mou

Je suis fatigué ! Tous les matins, j'ai vraiment du mal à me lever. Ma mère doit gueuler au moins trois fois avant qu'une de mes paupières daigne se hisser de moitié avant de retomber lourdement. A partir de ce moment-là, il me faut encore un bon quart d'heure pour sortir de mon lit en procédant par étapes : je m'habitue à la lumière, je me relève, je m'assieds et, enfin, je me mets debout. Ensuite, une fois que je tiens en équilibre sur mes jambes, je me traîne lamentablement vers la douche en zigzaguant comme s je venais de me vider une bouteille de sky et j'y passe un autre quart d'heure. Ça m'arrive même de me rendormir dedans. Puis, je descends, un peu moins zombie mais toujours pas pleinement réveillé. Quand j'engloutis mon bol de cacao, il n'y a toujours pas un son qui est sorti de ma bouche, et là je sens que mon corps commence à comprendre qu'on est le matin et qu'il faut aller à l'école.
Ma mère me dit que c'est normal, que je manque de sommeil parce que je vais dormir trop tard. Mais je n'arrive pas à m'endormir avant minuit, je ne sais pas pourquoi. J'ai pourtant déjà essayé mais je me tourne et retourne dans mon pieu et je m'énerve encore plus. Il faut dire que depuis que j'ai la télé dans ma chambre, c'est vrai que parfois j'abuse. Je mets le casque, les vieux n'entendent rien, et je peux mater l'écran jusqu'à perpète. Alors c'est clair que le week-end, je pieute comme un loir. Parfois, après les soirées du vendredi, je ne sors du lit le samedi que vers 17 heures. Faut que je récupère.
Dernièrement, la madre, que ça énerve passablement de voir son fils rester calé dans sa piaule le week-end, a décidé de me réveiller les samedis et les dimanches matin pour « qu'on mange en famille ». Je déteste la bouffe de midi du week-end. Suffit d'être rentré tard et un peu bourré pour avoir le nez qui pique ou les nausées à l'odeur de la bidoche qui cuit. Rien de pire qu'une côte de porc avec des choux-fleurs à la crème après un vendredi soir arrosé.
Mais je me dis qu'il va falloir trouver une solution si je ne veux pas me retrouver avec des valises sous les yeux à trente ans. J'en ai bien une, mais je ne suis pas sûr qu'elle soit réalisable et qu'elle convienne à tout le monde : on n'a qu'à avoir cours de midi à quatre comme ça, on pourra dormir tous les matins.

mardi, février 14, 2006

BD, comics et mangas

Je vous avais déjà parlé de ma passion pour les dessins animés japonais. Franchement, y a trop de trucs qui tuent. En fait, la plupart des « anime » - c'est comme ça qu'on les appelle - sont des adaptations de mangas. Si un manga marche bien, les Japonais en font une série animée. Et les mangas, c'est aussi un truc que je kiffe grave. J'aime bien la BD traditionnelle, la BD franco-belge comme on dit, et je lis quelques comics américains aussi, des trucs comme ultimate X-men ou Batman/Superman, la nouvelle série, mais les mangas ont quelque chose de particulier. C'est sûrement aussi parce qu'ils viennent du Japon et que je suis un fan du pays du soleil levant. Dans ma bibliothèque, avant je n'avais que des BD. Puis j'ai découvert les comics. Enfin, je suis arrivé aux mangas par l'intermédiaire des « anime ». Et maintenant je n'achète quasi plus que des mangas. Je ne sais pas, mais je les trouve plus cinématographiques. Plus facile à lire aussi. Je peux en prendre un dans ma veste et le lire dans le métro. Plus dur de faire ça avec une BD de 30 cm de long. En plus, comme pour les « anime », il y en a pour tous les goûts. Des mangas pour gamins, pour ados, pour filles, pour adultes, pour les femmes qui travaillent, y a même des mangas de cul ! Puis, c'est moins cher aussi. T'as des mangas à partir de 5 euros. Bon, faut avouer que c'est imprimé sur du
papier bon marché et que c'est en noir et blanc contrairement aux BD de chez nous mais malgré ça, ils sont tout autant intéressants. J'aime toujours la BD, mais je ne peux pas me permettre d'en acheter aussi souvent que des mangas. Pour le moment, je lis « Naruto », c'est un manga « shonen », c'est-à-dire normalement destinés aux garçons contrairement aux « shojo », destinés aux filles. Y a même des mangas pour les homos, c'est les « yaoi ». Très peu pour moi mais bon, chacun ses goûts...
Les mangaka, les dessinateurs de manga, sont des dieux au Japon. Y'en a qui sont millionnaires. Donc, depuis peu, j'essaye d'en dessiner moi-même. Mais je crois que je vais devoir me résigner parce que je suis vraiment une daube en dessin.

mardi, février 07, 2006

Le rouleau

Samedi soir, je crois que ma mère a failli faire un arrêt cardiaque. Vers 01 h 00 du mat, j'ai dû sonner pour rentrer chez moi - ce que je ne fais jamais -... accompagné par deux flics ! La tête de la madre, on aurait dit que je lui avais ramené un fantôme à la dare. Mais revenons quelques heures en arrière afin de mieux comprendre ce qui s'est passé...
On avait appris, dans l'après-midi, que Samantha, une copine, faisait une soirée chez elle car ses parents étaient partis en vacances. Samantha, elle est vraiment cool, mais surtout c'est une fille de bourges et sa baraque est immense. Ce qui veut dire que quand elle fait une fête, c'est le débarquement. On a donc tous déboulé chez elle. La pauvre ! Je crois que ses parents feront une tête encore pire que celle de ma mère quand ils reviendront chez eux. Il y a eu une espèce de mouvement de folie ce soir-là que j'ai encore du mal à comprendre. Y avait des gens sur le toit de la maison, des gars qui avaient chopé la caisse des vieux et étaient partis faire du rallye dans les bois, y a eu des bagarres de melons dans son salon, des peluches éventrées dans sa chambre, des miroirs cassés net dans la salle de bains, des armoires qui sont tombées, des combats deau dans la cuisine. À un moment, j'ai même vu des lunettes qui cuisaient avec une saucisse dans une poêle. Bref, un dawa généralisé. J'étais même mal à l'aise pour elle. Le pire, c'est qu'elle-même n'avait pas l'air de s'en faire plus que ça. Enfin, surtout, elle était complètement bourrée. Vers minuit, avec Pascal, mon cousin et Mehdi on est parti chercher nos gonzesses. On a donc pris chacun notre scooter. On avait fait à peine 500 mètres qu'un combi nous a gentiment arrêtés. Contrôle de routine. On n'avait rien à se
reprocher. Jusqu'au moment où ils ont sorti le rouleau. Le rouleau, tu mets ton scooter dessus, tu mets les gaz à fond et il te dit quelle est ta vitesse de pointe. La mienne était de... 92 km/h ! Alors que je suis censé ne pas dépasser 25 km/h. Les autres étaient en ordre. Moi, j'ai racheté cette meule à un pote d'un pote qui l'avait trafiquée. Enfin, je peux pas dire que je ne le savais pas. Conclusion : confiscation directe du véhicule, comme disent les keufs, et retour chez les parents. Je me suis chopé une amende de 265 euros ! ! ! Enfin, ça passe toujours mieux que les pilules de ma soeur. Donc la mère n'a pas tant crisé que ça. Par contre, je ne sais absolument pas comment je vais payer cette amende de m...