Le blog de Kouz

mardi, janvier 30, 2007

De bonnes résolutions ?!

Je ne sais plus quoi faire ! J'ai distribué toutes mes cartes, épuisé toutes les solutions, tenté toutes les approches possibles, en vain. Pas moyen d'arrêter la descente aux enfers. Je chute dans le gouffre de l'incompréhension, poussé par ma propre ambition. Pourquoi as-tu dit cela ? Je voulais bien faire au départ, j'avais pavé mon chemin de bonnes intentions. Mais les pavés, ça glisse..., et je me suis pété la gueule ! Je t'en balancerai encore tiens, des résolutions pour la nouvelle année. Je me revois encore le dire, légèrement soûlé par le champagne que la mère avait sorti pour l'occase : cette année, petite soeur, je ne t'embêterai plus. Depuis ces paroles lancées aussi adroitement qu'une cuillerée de panade par un nourrisson sur sa baby-sitter, cette peste d'un mètre vingt me rend dingue. Elle sait pertinemment bien que c'est le challenge qui m'attire et non pas un hypothétique dégel entre adversaires obligés de partager le champ de bataille car celui-ci appartient aux « forces supérieures », à savoir ma mère et mon beaup'. Donc, elle fait tout pour que je craque et que je prouve une fois de plus au monde mon incapacité à terminer ce que j'entreprends. Mais je tiendrai bon, ce n'est pas Mimie Mathy qui me fera tomber par terre. Je vais continuer à me la jouer grand frère affectueux jusqu'à ce que les gens se demandent pourquoi cette petite fille, pourtant si mignonne, ne laisse pas de répit à ce charmant jeune homme qui semble veiller sur elle. Je m'accroche aux branches, soeurette. Et quand je sortirai de ce trou dans lequel j'ai plongé tout seul, j'y aurai laissé une petite place pour toi. Chacun son tour !

mardi, janvier 23, 2007

Vous, les femmes...

Les meufs, les meufs, les meufs... Jusqu'à 12 ans, on les considère comme des êtres bizarres et différents, avec lesquels on préfère éviter tout contact, ou alors juste pour tenter quelques expériences « scientifiques » (leur arracher les cheveux, leur faire manger des vers de terre, tester leur résistance aux insultes, etc.).
On ne les comprend pas, on se demande ce qu'il peut y avoir de marrant à avoir un élastique autour des chevilles, à peigner des poupées bizarres et à s'habiller en rose.
Elles nous font peur. Et pour vaincre cette peur, on en fait des proies de notre sadisme masculin.
Puis vient le jour où, tel un aveugle de naissance auquel on prodigue enfin la vue, la lumière éclaire notre visage d'adolescent prépubère où les premiers poils font leur apparition. Le jour où, au-dessus de l'élastique, on voit la jupe et, derrière la poupée, des seins naissants. Le jour où l'on retirerait bien toutes ces fringues roses pour voir ce qu'il y a par-dessous...
Vient donc le jour où le décolleté de la prof d'histoire nous donne des sensations jusqu'alors inconnues et où l'on perd la capacité de s'exprimer correctement lorsque notre voisine de banc nous frôle d'un peu trop près.
A partir de ce jour-là, l'homme est condamné à ce constat : il ne peut plus se passer de quelque chose qu'il redoute depuis sa plus tendre enfance. Le pire, c'est que malgré cette attraction irrésistible envers la gent féminine, on ne les comprend toujours pas et elles nous font toujours aussi peur. Et pour vaincre cette peur, on continue à en faire des proies. Pourquoi est-ce qu'elles nous attirent autant qu'elles nous paraissent insaisissables ? En gros, pourquoi est-ce que je ne peux pas m'empêcher de penser à Melissa alors qu'elle me prend la tête ? Parce que je reste un gosse et qu'elle reste l'être différent que je ne comprendrai jamais, peut-être...

mardi, janvier 16, 2007

Je serai Roi

WII, GSM, fringues, thunes, j'ai reçu plus de cadeaux ce Noël que les cinq derniers réveillons réunis. C'est dingue, non ? Dès que tu réussis à l'école, tes vieux te filent plein de trucs, te laissent sortir et ne t'engueulent plus.

Tu peux sauver le monde, inventer la machine à voyager dans le temps, devenir une star de la chanson ou du cinéma, si tu rates ton année, tes parents te punissent ! C'est une loi immuable de notre société occidentale contemporaine.

Enfin, je ne vais pas me plaindre, pour une fois que je suis sur le trône et que j'ai les présents à mes pieds, je profite. D'ailleurs, tous ces gestes d'attention de la part de ma famille depuis la déferlante verte sur mon bulletin, pourtant habitué au rouge depuis quelques années, m'ont montré la voie. Je sais ce que je ferai plus tard : je serai souverain ! C'est le bon plan ça non ? Etre roi, ça me semble être à la portée de tous, faut pas avoir fait dix ans d'unif pour lire un discours par an à la télé et faire deux trois apparitions publiques. Le reste du temps, tu « chill » au palais, les gens viennent te dire bonjour et te rapportent toujours un petit truc de leur pays. Et tu gagnes bien ta life. En plus, de nos jours, les rois n'ont pas trop de responsabilités, on les déclare d'ailleurs « irresponsables » dans certains pays. Je ferai ça bien moi, « irresponsable », c'est taillé sur mesure pour moi ce job. Maintenant, le problème c'est que mon père n'est pas roi et que donc, pour accéder au trône faudrait soit que je fasse un coup d'Etat quelque part - de préférence au chaud - ou que quelqu'un se rende compte que je suis un descendant d'une lignée royale oubliée. Bref, tout cela paraît improbable. Mais je ne me décourage pas, vu que j'ai enfin un bon bulletin, je peux avoir un peu d'ambition, non ?

mardi, janvier 09, 2007

Noël raté

Je suis un cartonneur. Enfin, après plusieurs années de galère scolaire, je sors d'une session d'examens avec des notes au-dessus de 70 pour cent, dans toutes les matières ! C'est déjà ça. Ça minimise pas mal les trois semaines de m... que je viens de passer.

J'ai rarement eu des vacances de Noël aussi déprimantes. Tout d'abord, comme je ne recevais mon bulletin que hier, et pas à la fin de la session comme dans la plupart des écoles, ma mère a décidé d'attendre de le voir avant de me filer des cadeaux. Ensuite, mon père est parti bosser à l'étranger et ne revient que fin janvier. Déjà, super sympa le 25 décembre ! Ok, mes résultats sont bons et donc je vais les recevoir ces cadeaux mais c'est laid de voir tout le monde avec des paquets à ouvrir et de devoir attendre mi-janvier pour déchirer les siens. Surtout quand toute sa famille est soûle et que quelqu'un finit toujours par s'engueuler avec quelqu'un d'autre autour du sapin. Je vais foutre la pression à ma mère pour que ce soit ce soir la remise et pas ce week-end, je n'en peux plus d'attendre.

Ajoutez à cette veille de Noël cauchemardesque une soirée de Nouvel An grotesque - je suis rentré à 3 heures du mat' deg et bourré après m'être engueulé avec Melissa qui m'a fait une crise de jalousie à deux balles dans une boîte de merde qui passait de la zique de merde - et une rhino-pharyngite qui m'a cloué au pieu pendant plusieurs jours et vous avez un parfait tableau de vacances ratées.

C'est bien la première fois de ma vie que c'est l'école qui me sauve du naufrage. Enfin, ce n'est pas un bon bulletin qui va me rattraper le coup avec Melissa, ni me faire voyager dans le temps pour que je refasse une soirée de réveillon convenable.