Une "femme" avertie...
Je vous avais dit le mois passé que je pourrirai la vie de la soeurette après qu'elle m'a balancé au paternel. J'avais un peu laissé ma vengeance refroidir (ne jamais réagir à chaud) et, là, elle était à point. J'ai donc attendu la bonne occase pour lui retourner la pareille.
Y a deux jours, je la capte au téléphone avec une de ses copines. Elle n'arrêtait pas de parler de Mehdi, un des types de sa classe, et semblait toute contente d'aller à une soirée vendredi soir parce qu'il y serait aussi. Je me suis dit : je crois que tu ne vas pas pouvoir y aller ma petite et que tu vas devoir zoner dans ta chambre ! Je débarque donc dans sa piaule pendant qu'elle est au phone et je lui lâche qu'elle ferait bien de trouver un truc à faire à la maison vendredi soir parce qu'elle aura du mal à sortir après que le père a trouvé des clopes sur son bureau et entendu mon rapport accablant sur les types qui seraient à la soirée. Alors que je me délectais de son angoisse à être démasquée et de sa déception de ne peut-être pas aller à la soirée, je remarque un truc zarbi qui traîne sur sa table de nuit. Des capotes ! Des putains de capotes dans la chambre de ma petite soeur. Elle s'est tapé un gros fard quand elle a capté ce que j'avais vu. Qu'est-ce que tu fous avec des capotes, toi ? Pas de réponses, juste du stress sur le visage. J'insiste : si c'est pour vendredi, là c'est sûr que tu vas pas y aller, vengeance ou pas.
Puis j'ai compris qu'elle avait vraiment peur. Peur que je la frappe peut-être, peur de la réaction du daron certainement. Comme si j'allais battre ma soeur...
Là, je me suis dit qu'il fallait jouer son rôle de grand frère, qu'il fallait créer un climat de confiance pour qu'elle me cause. Je me suis assis à côté d'elle et je lui ai demandé calmement si elle comptait les utiliser ou si elle en avait déjà utilisé. Je crois qu'on a eu la première véritable discussion fraternelle depuis qu'on est nés. Elle m'a rassuré en m'affirmant qu'il s'agissait juste d'une précaution au cas où, qu'il valait mieux être une femme prudente. Ma soeur de 15 ans, une « femme » prudente... J'ai du mal, j'avoue, mais faut voir la vie en face, elle grandit. Tout ça m'a évidemment enlevé l'envie de me venger. J'ai passé un pacte avec elle : pas de vengeance sur sa soirée contre la certitude qu'elle réfléchisse bien avant de faire quoi que ce soit avec n'importe qui. Dur, dur d'avoir une petite soeur, je vous jure.
Y a deux jours, je la capte au téléphone avec une de ses copines. Elle n'arrêtait pas de parler de Mehdi, un des types de sa classe, et semblait toute contente d'aller à une soirée vendredi soir parce qu'il y serait aussi. Je me suis dit : je crois que tu ne vas pas pouvoir y aller ma petite et que tu vas devoir zoner dans ta chambre ! Je débarque donc dans sa piaule pendant qu'elle est au phone et je lui lâche qu'elle ferait bien de trouver un truc à faire à la maison vendredi soir parce qu'elle aura du mal à sortir après que le père a trouvé des clopes sur son bureau et entendu mon rapport accablant sur les types qui seraient à la soirée. Alors que je me délectais de son angoisse à être démasquée et de sa déception de ne peut-être pas aller à la soirée, je remarque un truc zarbi qui traîne sur sa table de nuit. Des capotes ! Des putains de capotes dans la chambre de ma petite soeur. Elle s'est tapé un gros fard quand elle a capté ce que j'avais vu. Qu'est-ce que tu fous avec des capotes, toi ? Pas de réponses, juste du stress sur le visage. J'insiste : si c'est pour vendredi, là c'est sûr que tu vas pas y aller, vengeance ou pas.
Puis j'ai compris qu'elle avait vraiment peur. Peur que je la frappe peut-être, peur de la réaction du daron certainement. Comme si j'allais battre ma soeur...
Là, je me suis dit qu'il fallait jouer son rôle de grand frère, qu'il fallait créer un climat de confiance pour qu'elle me cause. Je me suis assis à côté d'elle et je lui ai demandé calmement si elle comptait les utiliser ou si elle en avait déjà utilisé. Je crois qu'on a eu la première véritable discussion fraternelle depuis qu'on est nés. Elle m'a rassuré en m'affirmant qu'il s'agissait juste d'une précaution au cas où, qu'il valait mieux être une femme prudente. Ma soeur de 15 ans, une « femme » prudente... J'ai du mal, j'avoue, mais faut voir la vie en face, elle grandit. Tout ça m'a évidemment enlevé l'envie de me venger. J'ai passé un pacte avec elle : pas de vengeance sur sa soirée contre la certitude qu'elle réfléchisse bien avant de faire quoi que ce soit avec n'importe qui. Dur, dur d'avoir une petite soeur, je vous jure.
