Le blog de Kouz

mardi, janvier 31, 2006

Poings contre points

La semaine dernière, notre prof de néerlandais s'est fait agresser à la sortie des cours par deux types, apparemment « envoyés » par des élèves de l'école mécontents de leurs points en flamand. Le directeur est venu dans notre classe nous expliquer que les gars, des mecs de notre âge, l'auraient insultée et bousculée avant de lui dire que, la prochaine fois, ils seraient moins « gentils » avec elle. D'office qu'elle a eu les boules. N'importe qui les aurait eues. Et comme elle ne sait pas qui est derrière ça, si ce n'est qu'ils font partie des pétés d'une de ses classes, évidemment, elle doit être complètement parano quand elle se promène dans l'école. En plus, d'après certains, c'est déjà la deuxième fois qu'elle a des problèmes avec des élèves. C'est pour ça qu'elle a décidé d'arrêter de donner cours et de prendre sa retraite.
Je peux la comprendre, ça doit pas être facile à vivre comme situation. Franchement, c'est tout de même complètement débile d'agresser un prof parce que t'as foiré ton exam. Comme si ça allait changer quelque chose ! Je dis pas, si tu sens que le prof t'en veut perso et que t'avais vraiment l'impression d'avoir réussi ton examen, tu peux toujours aller le voir et lui demander ce qui s'est passé. Mais de là à demander à des potes qui ne sont pas de l'école d'aller lui mettre la pression, y a un pas qui sépare l'énervement de la connerie. Plein de fois, je me suis véner en classe, j'ai haussé le ton avec des profs, parfois à tort parfois à raison, mais si j'ai des trucs à leur dire, j'y vais moi-même et je me sers de ma langue, pas de mes poings. En plus, avec une meuf c'est trop facile.
J'aimerais bien savoir qui sont les caves derrière tout ça. De toute façon ça va pas mettre longtemps à se savoir parmi les élèves. En tout cas, si l'école les démasque, ils sont bons pour un petit entretien avec les keufs à mon avis. La seule bonne nouvelle dans tout ça : on n'aura pas de néerlandais pendant une semaine au moins...

mardi, janvier 24, 2006

Fantasmes

Ce week-end, j'ai eu un de ces instants de fantasme qui vous met tout en sueur, vous donne des palpitations cardiaques et vous fait parler comme un nourrisson de 15 mois. Un de ces moments durant lequel tout ado est persuadé que son rêve va se réaliser, comme au cinéma. Depuis ma retenue de la semaine passée, ma mère m'a à l'oeil et les sorties ont été drastiquement réduites. Comme ma Xbox 360 m'a également été retirée jusqu'à nouvel ordre - comprendre jusqu'à un bon bulletin -, je n'ai pas trop envie de rester calé dans ma chambre à fixer le plafond et à compter les minutes qui passent. Quand mon cousin (oui, c'est de lui que j'ai hérité mon surnom, Kouz. Depuis, tout le monde m'appelle comme ça et la plupart de mes potes ne connaissent même pas mon vrai nom. Peut-être qu'un jour, je vous le dirai... ) m'a appelé pour voir si je ne voulais pas faire du baby-sitting avec lui samedi soir parce qu'il n'avait pas envie d'y aller seul, j'ai sauté sur l'occasion. Surtout que c'était chez sa voisine, la charmante et pulpeuse Véronique. Quand il s'agit de bosser et de gagner des thunes, ma mère ne me dit jamais non. On s'est donc retrouvé chez Véronique, mère de 3 enfants dont un dernier de 5 ans qu'il fallait garder pendant que sa maman, divorcée, et ses deux soeurs étaient de sortie. Et c'est vêtue d'une mini-jupe plus courte que celles de nos copines de
16 ans, de bottes à talons hauts et d'un décolleté plongeant que la maîtresse de maison nous a accueillis. Et alors qu'elle nous faisait le topo pour la soirée, elle n'arrêtait pas de croiser et de décroiser ses jambes, laissant entrevoir ses bas et... ses porte-jarretelles. Impossible qu'elle n'ait pas vu qu'on la matait grave. Mon regard passait de ses jambes à sa poitrine et je n'arrivais pas à me recentrer sur son visage. À un moment, on s'est regardé avec mon cousin et on est arrivé à la conclusion qu'elle le faisait exprès. D'un coup, une série de flashs ont envahi mon cerveau et je suis devenu plus rouge que rouge : une mère seule en tenue sexy, deux adolescents, une maison quasi vide, on se fait vite des films quand on a notre âge. Évidemment, elle est partie à sa fête et nous a simplement payés en rentrant aux environs de deux heures du matin. Inutile de dire la déception, alors que pendant toute la soirée, on a envisagé toutes sortes de plans surréalistes avec mon cousin, espérant que l'alcool rendrait Véronique encore plus charmeuse qu'elle ne l'était déjà. Après coup, je me dis qu'on peut parfois croire à n'importe quoi quand les hormones prennent le dessus.

mardi, janvier 17, 2006

Drinken

Alors que l'année avait pourtant pas mal commencé, voilà que je me chope une saloperie de retenue demain après-midi. Tout ça pour une simple petite remarque à quatre balles. Hier, pendant le cours de flamand (je déteste le flamand, surtout parce que j'ai du mal à le parler, mais bon faut bien l'apprendre, non ?), le prof débattait quasi tout seul sur le verbe drinken - boire, pour les plus cancres que moi, s'ils existent. Je l'écoutais d'une oreille discrète tout en matant les filles de la 5e B revenir de leur cours de natation. J'adore la natation cette année, non seulement on a cours en même temps que les filles des deux autres rhétos mais en plus, on fait de la plongée avec bouteille. Avec Mehdi et Pascal, on se chope une bouteille pour trois (on fait une étoile, c'est-à-dire qu'on respire dans le détendeur chacun à son tour) et on se cale dans le fond de la piscine pour mater les meufs. Dommage que le bikini ne soit pas accepté...
Bref, fermons cette parenthèse pour revenir à mes rêveries. Et alors que le prof, toujours aussi moralisateur, expliquait à l'assemblée, pas beaucoup plus attentive que moi, la différence entre boire et être saoul, j'ai eu un réflexe malheureux et complètement dingue : j'ai sorti à haute voix, sans vraiment m'en rendre compte, « c'est toi qui nous saoule avec ton flamand de merde ». Je me suis rendu compte de ma connerie à la fin de ma phrase et surtout parce qu'elle a été suivie de quelques rires puis d'un grand silence gêné. Je crois que je suis devenu plus rouge qu'un homard. A côté de moi, Mehdi était mort de rire. Le prof avait moins le sourire. Il m'a regardé et m'a dit : « puisque cela vous saoule, vous nous ferez un petit exposé en néerlandais sur l'ivresse la semaine prochaine et vous resterez mercredi après-midi pour préparer tout cela ». Tandis que mon fard virait au bordeaux, Mehdi riait de plus en plus. Je suis dans la merde. Non seulement je dois faire cet exposé mais en plus va falloir expliquer ça à la mère maintenant. Je sens que je vais passer une semaine d'enfer moi...

mardi, janvier 10, 2006

2006, « sous les meilleurs auspices »

Pfff, les vacances sont déjà finies... Retour à la school dans des locaux trop froids par manque de chauffage ou bouillants par surplus de chauffage. Les premiers jours d'école après les vacances de Noël sont toujours plus déprimants que les autres je trouve. On sort d'une période de fête, on a bouffé comme des ogres, on a reçu plein de cadeaux, on s'est endormi super tard après avoir joué à la console, les rues étaient décorées et lumineuses et, d'un coup, retour à la réalité : école, froid, devoirs, au lit. En fait, j'adore la période de fêtes, mais je la déteste un peu aussi parce qu'elle est toujours suivie de cette rentrée impossible. J'ai du mal à me concentrer en classe début janvier, je suis toujours dans mes rêves. Mais je sais que je vais me ressaisir, ce n'est qu'une question de quelques jours de transition. 2006 me voilà ! Je vais plier cette rhéto, partir à l''étranger, rentrer à l'unif, m'installer seul, me trouver un petit job, m'acheter une cage (j'ai pas le permis mais je le passerai dès mes 18 ans l'année prochaine et, comme ça j'aurais déjà la voiture), ne pas commencer à fumer (je dis ça parce que plein de gens ont toujours la résolution d'arrêter au nouvel an, alors autant ne pas commencer, ce sera plus facile...) et calmer un peu la boisson parce que 2005 a été alcoolisé. Tout un programme. J'ai intérêt à m'acheter un agenda... Mais aufond, pourquoi est-ce qu'on doit toujours se donner des résolutions au 1er janvier ? Pourquoi pas à Pâques ? Comme si ça changeait quelque chose ! Style : je vais entamer cette année sous de bons auspices (ahaha, voilà le dernier nouveau mot que ma appris le père en 2005. Ça veut dire de bons présages, c'était tiré du comportement des oiseaux dans l'ancien temps) et tout ira pour le mieux. Mais, au fond, même si j'en rigole, je le fais moi aussi, on ne sait jamais que ça marche...

mardi, janvier 03, 2006

Nous voilà en 2006

On est en 2006 ! Je trouve ça trop flash, le temps passe trop vite. Je me revois encore au réveillon du millénaire me dire : en 2006 tu finis l'école et tu rentres à l'unif. On verra fin de l'année si ça se concrétise...
En attendant, j'ai passé un réveillon assez cool : bouffe à la dare avec le père (vu que j'avais fêté Noël chez la madre, le nouvel an c'est chez mon père et l'année prochaine, ce sera le contraire ; vive les arrangements entre parents divorcés !), la petite soeur et quelques potes à lui. Après avoir damé des huîtres, du homard, des crevettes et... des huîtres (j'en boufferai des dizaines, dire qu'avant je supportais même pas d'en voir...), j'ai filé chez Sophie qui organisait une soirée.
C'est souvent chez elle qu'il y a des fêtes, mais c'est aussi parce que sa maison est supergrande et peut accueillir plein de monde. Tous les potes étaient invités ; y' avait un DJ, des stroboscopes, plein de lights partout, franchement elle avait bien fait ça. Ses parents étaient là aussi mais ils sont trop cool, c'est comme s'il y avait pas eu de vieux avec nous. Elle avait même mis des copines à elles derrière le bar pour servir. Elle avait demandé aux invités de s'habiller en tenue de soirée, histoire de faire plus classe, de marquer le coup du réveillon. Perso, je préfère ça que les soirées déguisées où je ne sais jamais quoi mettre et puis les filles déchirent en tenue de soirée. J'ai donc sorti le costard que j'avais mis au mariage de ma cousine et j'ai taxé un vieux chapeau de mafieux italien à mon beaup'. Sérieux, j'étais trop classe.
J'entamais ma deuxième vodka quand Keisha est arrivée dans une longue robe rouge fendue jusqu'à la taille, j'ai cru que j'allais faire une crise cardiaque en la voyant, époustouflante. Y'a eu aucune embrouille (pas de casse, d'ivrogne, de bagarre, de scène de ménage, de malade,...), tout le monde a kiffé grave et j'ai entamé 2006 en me réveillant dans les bras de ma meuf. En voilà un bon départ...