Le blog de Kouz

mardi, octobre 31, 2006

L’appel

Elle a appelé ! Putain elle a appelé ! Vendredi soir mon téléphone sonne – je l’ai repris à ma mère grâce à la ruse du renard et à la patience d’un bouddha – et je ne reconnais pas le numéro. Je ne connais pas, je ne réponds pas et j’attends le message. Mais à la cinquième sonnerie, mes neurones se sont mises en branle et m’ont transmis un message: « Et si c’était Mélissa. T’as pas de crédit donc tu ne sauras pas la rappeler si elle laisse un message. Et si y a pas de messages, tu vas te demander tout le week-end si c’était elle, bref grouille-toi de décrocher ». Je réponds : « – Allô ? – Allô ? Kouz ? – Oui… - Heu… c’est… Mélissa ». D’un coup, mon rythme cardiaque s’est démultiplié. Mes neurones m’ont rappelé à l’ordre : « On se calme, c’est juste un téléphone. Pourquoi tu t’emballes comme ça ? ». « - Hé ! Mélissa. Comment ça va ? ». J’appelle mes neurones à l’aide, une bonne phrase vite, un truc chill, simple, mais un peu lover tout de même. « - Que me vaut l’honneur d’entendre ta jolie voix ? ». C’est bon ça ? Hé ! les neurones, j’avais dit « un peu » lover. « - Ben… rien de particulier. J’étais chez moi et puis… je me suis dit… demandé, si tu faisais quelque chose ce soir ? ». Elle veut me voir ! Je jubile en silence. Puis la douche froide. Ce soir ! Putain, je suis assigné à résidence. Je ne peux pas lui dire ça. « - Kouz ? – Heu… ben ça tombe mal, ce soir c’est… heu (vite une excuse)…l’annif de ma mère. Mais on peut peut-être remettre ça à demain ? ». Elle a dit non parce qu’elle devait aller dans sa famille. Mais qu’on remettrait ça au week-end prochain. Va juste falloir que je scie ma mère. Souhaitez-moi du courage…

mardi, octobre 17, 2006

Folie collective

Plus que deux semaines avant les vacances. Vu les bons résultats qui s’accumulent, je sens que le jour de a quille approche et que ce sera le 27 octobre, début de la Toussaint. La mère s’est calmée et le beaup’ parle de nouveau à table sans peur de créer un incident diplomatique, j’en conclus que l’ambiance s’est légèrement réchauffée. Par contre dans ma classe c’est plutôt le Pôle nord. Notre voyage de rhéto risque d’être annulé. On devait choisir entre Rome et Salou mais là je crois qu’on aura le choix entre l’école et… l’école. Je ne sais pas vraiment ce qu’il s’est passé. Y a eu comme une espèce de faille temporelle, un trou « dimensionnaire » dans lequel toute la classe s’est engouffrée pendant le cours de biologie de la semaine passée. C’est ma septième année de secondaire (je ne suis pas fier d’en avoir une de trop à mon palmarès) et je n’avais jamais vu ça. C’est parti d’un verre d’eau lancé de je ne sais où sur la tête d’Esteban et en deux secondes le local austère de bio s’était transformé en lac Léman. La prof gueulait mais, comme atteints d’une épidémie instantanée, les élèves devenaient des pompiers fous jetant de l’eau partout. Jusqu’au moment où l’éduc est rentré dans la classe attiré par le chahut. Franchement, le tableau était trop beau : 23 élèves trempés et immobiles comme des mannequins, une prof en pleur et un éducateur abasourdi. J’aurai cette image dans ma tête pour le restant de mes jours. Mais le tableau s’est vite déchiré sous la gueulante de l’éduc. Tous nos profs nous ont dans leur collimateur et le proviseur parle de nous supprimer le voyage comme punition. On a créé un fleuve dans l’école mais maintenant on va galérer.

mardi, octobre 10, 2006

L’approche

J’ai enfin progressé dans mon approche de la belle Melissa. A force de la mater sans rien faire je me suis dit que j’allais passer pour un con ou un pervers. Donc à la sortie des cours hier, j’ai lancé la machine. Mais je crois que je ne l’avais plus rôdée depuis un bon bout de temps. Alors que j’avais mis en route le moteur - je me suis dirigé vers elle -, y a eu comme un blocage, un grain de sable dans des rouages pas bien huilés. Elle a vu que je venais dans sa direction et m’a jeté ce regard de ouf, une flèche qui te transperce la rétine et atteint tes neurones. Elle m’a cloué sur place. Et j’ai eu cette fraction de seconde où l’adrénaline te fige et le sang te monte à la tête te faisant devenir aussi rouge qu’un rouquin à Salou. Dans ce court laps de temps mon cerveau m’a balancé vingt milles infos : elle te prend pour la cave de service, mais non elle te kiffes , elle va te bailler à coup sur et tu vas te prendre la honte, t’es un tueur tu vas faire ça les doigts dans le nez… A défaut de doigts dans le nez, j’ai failli prendre mes jambes à mon cou. Mais j’ai préféré soulever mon courage à deux mains. J’ai continué ma route vers elle et en un coup, la confiance était revenue, souveraine. En résumé, ça a donné ça : « -Ca va Melissa ? Comment ça se passe pour toi ici ? Tu te fais à l’école ? Si t’as besoin de quelque chose, n’hésite pas. Mon numéro ? D’office prend-le. Et sérieux appelle quand tu veux ! ». Le bus est arrivé, j’ai dû quitter ces yeux de braises et ces jambes interminables. Bon maintenant, opération récupération du G chez la madre. Et ca va être plus trash que l’approche de Melissa !

mardi, octobre 03, 2006

Crashé

Je hais les ordinateurs. Ces miracles de la technologie censés nous faciliter le travail et donc, par conséquent, la vie. Ces quelques pièces de métal et de plastique qui coûtent aussi cher que deux mois de loyer. Je les hais ! Mon pc plante, je le répare, il replante, je le rerépare. Entretemps, je ne sais plus rien faire. Déjà que j’avais plus net (je vous en ai parlé la semaine passée), mais maintenant, je ne sais même plus bosser. Pas que ça me démange mais ça m’énerve de savoir que même si je voulais, je ne pourrais pas et que là, en plus, je dois. J’ouvre ce portable de m….. Il met trois plombes à s’allumer. Je perds déjà patience parce qu’on ne paye pas un truc 1000 euros pour qu’il prenne son temps. Je veux ouvrir un truc, ça bloque. Et le petit vicieux me donne parfois des faux espoirs. Tout va bien pendant dix minutes et puis, panne sèche, la bécane n’avance plus d’un poil. Obligé de l’éteindre sauvagement. Et je déteste ce petit frisson de culpabilité qui monte dans le dos quand on éteint un ordi de manière non orthodoxe, comme si on savait pertinemment bien que c’est la seule solution mais que ça n’est pas bon pour la bête. J’ai défragmenté, effacé, formaté, réinstallé, en vain. Il est crashé. Evidemment, tout ça arrive à deux jours de la remise d’un travail qui m’a pris des plombes et que j’arrive même plus à imprimer ou à graver sur un cd. Non seulement je suis dans la merde mais je crois que je devoir abattre l’animal blessé. Et donc ouvrir le portefeuille pour une nouvelle machine. Ce qui n’arrangera rien concernant mon travail par-dessus tout. Je hais les ordinateurs !