Le blog de Kouz

vendredi, février 23, 2007

Back to routine

Déjà fini... sniff. Je veux pas ! Je veux y retourner ! Je veux que les vacances de carnaval durent une semaine de plus !
Je veux encore sentir le crissement de la neige sous la planche, cette sensation de ne plus toucher terre lorsque la poudreuse est toute fraîche et la satisfaction de laisser la première arabesque de la journée sur la piste. Enfin, toutes les bonnes choses ont une fin et, malgré un début de semaine peu chanceux (voir le blog de la semaine passée) et trop de monde sur les remonte-pentes, tout s'est déroulé comme sur un nuage : de la neige, du soleil et des jolies filles.
Et me voilà de retour au bercail. J'ai remisé ma planche au garage, rangé bonnet, masque et gants et rechaussé les bottines de la routine. Et elles pèsent lourd. A croire qu'on y a ajouté des petits plombs à droite à gauche pendant ma semaine en montagne. Et pour couronner le tout, en arrivant lundi matin à la school, je tombe sur Melissa en train de se faire patiner par une espèce de fausse racaille en training et sebago. Je l'ai entendue causer quelques minutes avec son nouveau mec avant que je rentre dans le bahut. Et c'est le genre de keum qui te fait comprendre qu'on peut entendre les fautes d'orthographe lors d'une discussion. Même elle avait l'air gêné. J'étais abasourdi. En même temps, elle fait ce qu'elle veut, je ne suis pas son père. Bizarrement, ça m'a donné envie d'aller voir Sandra, la petite délurée. Elle a moins besoin d'un Bescherelle quand elle parle, d'ailleurs on regarde ses formes, on l'écoute pas, mais passer dix minutes avec elle c'est comme feuilleter un magazine pour jeunes filles ayant envie de ressembler à Paris Hilton : on ne lit rien mais on mate les photos des meufs en bikini. Elle te donne envie d'appuyer sur mute pour la transformer en magazine photos sans textes ni légendes. Un truc dans le genre de Playboy, ce serait bien, ça !

mardi, février 13, 2007

Une clope ou la vie

Un mec tué pour un mp3, un autre pour une clope, bientôt un troisième pour un sourire. Les gars de mon âge seraient-ils tous devenus fous ? Pendant toute la semaine, j'ai observé tous les élèves du bahut. Je les scrutais attentivement et je me demandais qui, dans tout le lot, pourrait un jour pointer quelqu'un pour lui soutirer une broutille. Je ne cherchais pas à trouver une réponse mais plus à savoir jusqu'où pouvait mener la parano. Et après cinq jours d'observation, je me suis rendu compte que tous les élèves que j'ai passés en revue étaient susceptibles de péter les plombs. En même temps, j'avais l'intime conviction qu'aucun ne pourrait tuer quelqu'un. Notre génération est-elle pourrie au point que les barbares s'y cachent sous des allures d'adolescents ? Franchement, j'ai beau chercher, je ne trouve pas d'explication. Tu peux avoir souffert en seize ou vingt ans, c'est sûr, tu peux avoir vécu des trucs qui t'ont marqué, tu peux avoir la haine, je comprends, mais de là à sortir ta lame et à l'enfoncer dans l'estomac du gars en face de toi parce qu'il ne voulait pas te filer ce que tu lui demandais, y a un fossé que j'ai du mal à combler. C'est quoi le délire ? Tu me regardes de travers, je te frappe ? Tu me réponds, je t'envoie à l'hosto ? Tu me dis non, je te tues ? On est mal barrés. Des raisons, il peut y en avoir plein ; la société, le chômage, la pauvreté, les vieux, les politiciens, les flics, les parents, Mais au final, y a qu'une personne qui enfonce la lame et je n'arrive pas à la comprendre. Est-ce que ça a toujours été comme ça ou est-ce que c'est le 21e siècle ? Je ne sais pas. Tout ce que je sais c'est qu'il faudra y réfléchir à deux fois avant de refuser une clope à quelqu'un désormais et ça m'emmerde !

mardi, février 06, 2007

Le lotto des neiges

Plus que deux semaines à tenir, quatorze petits jours de 24 heures, 352 heures dont au moins 112 passées à dormir, 30 heures à jouer à la Xbox, 28 heures à manger et 20 heures à ne rien faire. En gros, si l'on fait abstraction de la continuité temporelle, il ne me reste plus que 162 heures à attendre, un peu moins de sept jours avant de me retrouver face à la piste, le masque sur le visage et les cuisses qui tremblent comme à chaque première descente. Je n'en peux plus, je trépigne comme un gamin qui sait qu'il devra attendre minuit pour ouvrir le cadeau plus grand que lui qui trône sous le sapin. Chaque année, c'est pareil ; je fais farter ma planche, je l'analyse sous tous les angles, je checke la météo des neiges toutes les deux minutes, j'en deviens quasi compulsif. Je sonne comme un junkie qui crie son besoin de poudreuse. Sauf que la seule manière que je m'en mette dans le nez, de la poudre, c'est de me planter. Et comme chaque année, à cette excitation schizophrénique s'ajoute un stress chronique : y aura-t-il de la neige ? Je veux du soleil, mais pas trop, sinon la neige fond. Et s'il neige, c'est super bon, ça veut dire poudre fraîche sur les pistes, mais c'est super mauvais, c'est aussi un degré de visibilité zéro. Combien de fois ma semaine, qui coûte tout de même plus qu'un ticket de métro, n'a-t-elle été gâchée par le temps ! Le pied : il neige pendant la nuit et il fait plein soleil le lendemain. Et la paix dans le monde, c'est possible ? Et gagner au Lotto ? D'ailleurs les sports d'hiver, c'est un peu comme le Lotto : on mise gros et on est souvent déçu.